Vingt-huit Comoriens, parmi lesquels des couturiers et des artisans, participent actuellement à Wuhan en Chine à une formation de 21 jours consacrée à la confection de vêtements et à la fabrication d’objets d’artisanat créatif. Une initiative qui s’inscrit dans le cadre de la coopération entre la Chine et les Comores, avec l’objectif de renforcer les compétences professionnelles et de favoriser, à terme, le développement d’activités génératrices de revenus dans l’archipel.
Durant leur séjour, les bénéficiaires sont encadrés par plusieurs professeurs et professionnels chinois spécialisés dans les différents domaines abordés. Les enseignements alternent apprentissages théoriques et exercices pratiques, permettant aux participants de se familiariser avec de nouvelles techniques, de découvrir des méthodes de travail différentes et d’améliorer leur savoir-faire.
Les profils étant variés, les attentes le sont également. Certains participants, déjà expérimentés dans la couture ou l’artisanat, profitent de cette formation pour perfectionner leurs techniques. D’autres découvrent de nouvelles pratiques professionnelles, tandis que plusieurs souhaitent enrichir leurs connaissances afin de les valoriser une fois de retour aux Comores.
Une dynamique particulièrement appréciée par les bénéficiaires. « Je peux apprendre beaucoup de choses, comme chacun d’entre nous peut bénéficier de cette formation », souligne Zoubert Chamsia, l’une des participantes, qui se félicite également du bon déroulement du séjour depuis l’arrivée du groupe.
Au-delà des compétences individuelles acquises, cette formation illustre une coopération sino-comorienne qui tend à privilégier davantage le transfert de connaissances et le renforcement des capacités humaines. Dans un pays où l’artisanat et la couture constituent des sources importantes d’activité et d’autonomie économique, l’enjeu sera désormais de transformer ces nouveaux acquis en projets concrets.
À leur retour, ces 28 bénéficiaires pourront ainsi contribuer à leur tour à transmettre les techniques apprises et à dynamiser un secteur encore largement perfectible aux Comores.
A.S


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