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Un imam connu pour son humour décalé accusé d’incitation à la violence conjugale

Dans une ère où les réseaux sociaux deviennent des tribunes publiques pour des figures religieuses, une controverse a éclaté suite à des propos attribués à un imam populaire connu pour intégrer de l’humour dans ses prêches.

Une partie de l’opinion publique, en tout cas sur les réseaux sociaux, a été secouée par des déclarations faites par Said Omar Dahalani, un prédicateur à la popularité croissante sur les réseaux sociaux. Dans ce qui était perçu comme un mélange habituel de sagacité et d’esprit, l’imam est accusé d’avoir franchi un seuil dangereux, semblant autoriser la violence domestique

La journaliste et féministe reconnue Faiza Soulé Youssouf a révélé dans un article publié par Al-Watwan que cet imam aurait franchi la ligne rouge en semblant encourager la violence contre les femmes, une prise de position en total désaccord avec les valeurs de respect et d’égalité.

Dans son article, Youssouf exprime sa consternation et son indignation face à la banalisation des discours qui, sous couvert de spiritualité, risquent d’encourager des comportements régressifs et nocifs. La journaliste expose dans son article ce qu’elle qualifie de « glissement alarmant » dans le discours de l’imam, citant ses paroles qui pourraient être interprétées comme une incitation à battre les épouses. L’imam a déclaré dans son prêche, diffusé en vidéo sur les réseaux sociaux, que selon les Tanzaniens, pour entretenir de bonnes relations à long terme avec sa femme, il faut un jour la frapper. Un homme dans l’assistance a réagi en posant la question suivante : « Comment faire, imam ? » L’imam a répondu qu’il faut la frapper de manière franche, sans prendre de détours. Ainsi, à l’avenir, elle respectera son mari.

Faiza indignée par ses propos met en lumière l’importance de la responsabilité des leaders d’opinion, particulièrement ceux bénéficiant d’une large audience sur les plateformes en ligne. Elle appelle à une prise de conscience collective et à la nécessité de combattre fermement toute forme de violence, en rappelant que le respect mutuel est fondamental au sein du couple, quelles que soient les croyances religieuses.

ANTUF Chaharane 

 

En 2016, une maman a déposé une importante quantité d’or à La Meck Moroni en garantie d’un prêt. Après avoir intégralement remboursé ce prêt, l’or aurait dû lui être restitué, mais il a été volé. L’institution a reconnu sa responsabilité, mais depuis, elle garde un silence troublant. Aucun geste de réparation n’a été fait. Méfiez-vous : cette structure n’est pas digne de confiance.

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