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Paludisme à Ngazidja : La multiplication des cas inquiète les milieux sanitaires

Plusieurs cas de paludisme sont enregistrés, ces derniers temps, à Ngazidja. Au laboratoire du Chn El-Maarouf, bon nombre de lames testés s’avèrent positives. Alors que les autorités sont concentrées dans la gestion et la lutte contre la Covid-19, le pays reste encore confronté à une résurgence de cette maladie jusqu’ici circonscrite.

 

Depuis un peu plus d’un mois, plusieurs cas de paludisme sont recensés à Ngazidja. Au centre hospitalier national d’El-Maarouf tout comme dans les autres structures de santé de la place, plusieurs cas de paludisme sont répertoriés depuis le mois dernier. «Nous avons plusieurs cas de paludisme dans notre centre de santé depuis début avril. Et le plus surprenant, c’est que les patients ont des signes banals, comme des céphalées. Pour plusieurs patients, le Tdr s’avérait négatif pendant que les signes persistaient, on a dû faire la goutte épaisse pour confirmer», affirme le médecin chef du centre de santé communautaire de Ntsudjini, le Dr Hassan Mohamed.


Pour le chargé de communication du Chn El-Maarouf, Mahmoud Abdallah, plusieurs cas sont également recensés à El-Maarouf depuis plus d’un mois. Il regrette que «le pays se soit concentré sur la Covid-19 au détriment des autres maladies».La ministre de la Santé, Loub Yacout Zaidou, avait cité lors de la journée mondiale du paludisme, célébrée le samedi 24 avril dernier, un chiffre de 4 546 cas à Ngazidja en 2020. «L’île de Ngazidja devient le principal foyer des cas du paludisme exportés ensuite dans les deux autres îles » avait dit la ministre précisant qu’ «au cours des trois dernières années, le programme a rapporté 19 735 cas en 2018, 17 795 en 2019 et 4 546 en 2020, rien qu’à Ngazidja».

Par ailleurs, la ministre de la Santé, n’a pas caché son inquiétude dans la mesure où, parmi les malades recensés, figurent des enfants et des femmes enceintes, qui constituent les groupes les plus vulnérables. Selon les informations dont nous disposons, l’incidence du paludisme est plus marquée à Moroni, la région de Bambao, où elle est supérieure à 25 pour 1 000 habitants, mais aussi à Pvanambwani, au nord-ouest de la région d’Itsandran.

Abouhariat Said Abdallah/Alwawan

La Rédaction

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