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« Colonialisme en bonus-malus » : Djaanfar Salim Allaoui répond à Lecornu

Comores politique Mayotte

Le front comorien s’élargit après les annonces de Sébastien Lecornu à Mayotte. Djaanfar Salim Allaoui, actuel directeur général des douanes et ancien ministre, vient à son tour de dénoncer la volonté française de conditionner une partie de l’aide au développement à la coopération migratoire des Comores.

Dans une tribune intitulée « Monsieur Lecornu et la poursuite du colonialisme en bonus-malus ! », l’ancien ministre ironise sur la méthode parisienne : demander aux Comores d’effectuer le « travail de videur » tout en utilisant l’aide comme récompense ou sanction.

Sa prise de position comporte toutefois une nuance importante. Djaanfar Salim Allaoui reconnaît le devoir des autorités comoriennes de contrôler les frontières, de combattre les réseaux de passeurs, d’empêcher les départs clandestins et de protéger les citoyens. Mais il refuse que Moroni devienne le supplétif de la politique migratoire française sur une île que les Comores considèrent comme faisant partie intégrante de leur territoire.

« Nous n’avons pas vocation à devenir les supplétifs de la politique migratoire française sur notre propre territoire », écrit-il. Il invite également Paris à s’interroger sur les raisons profondes qui poussent toujours des Comoriens à rejoindre Mayotte. Derrière le vocabulaire sécuritaire, rappelle-t-il, se trouvent des familles, des enfants et une histoire commune que les drones, les radars et les navires ne peuvent effacer.

Cette sortie intervient après la réponse officielle du ministre des Affaires étrangères, Mbaé Mohamed, les critiques de Houmed Msaidié et la contre-attaque d’Estelle Youssouffa, qui a réclamé des sanctions ainsi que la suspension de l’aide aux Comores.

Pour Djaanfar Salim Allaoui, chacun doit assumer ses responsabilités,  Moroni doit combattre les passeurs, tandis que la France devrait reconnaître le contentieux territorial et cesser d’ignorer les résolutions internationales défendant l’unité de l’archipel. Une nouvelle réaction ferme qui confirme que le « bonus-malus » annoncé par Paris ravive profondément la question de Mayotte.

IBM

En 2016, une maman a déposé une importante quantité d’or à La Meck Moroni en garantie d’un prêt. Après avoir intégralement remboursé ce prêt, l’or aurait dû lui être restitué, mais il a été volé. L’institution a reconnu sa responsabilité, mais depuis, elle garde un silence troublant. Aucun geste de réparation n’a été fait. Méfiez-vous : cette structure n’est pas digne de confiance.

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