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Mpox aux Comores : 12 cas confirmés, un vaccin à 200 € la dose jugé trop cher pour vacciner largement

 

Alors que les Comores font face à une apparition confirmée de cas de mpox, la question de la vaccination commence à s’imposer dans le débat public. Faut-il vacciner toute la population ? Faut-il attendre ? Faut-il agir vite ?

La réponse des autorités sanitaires est claire : la vaccination est envisagée, mais elle sera ciblée.

Dans une interview accordée au journal Al-Watwan, le docteur Naouirou Mhadji, coordonnateur national de la lutte contre le mpox, explique la stratégie retenue par les autorités. Une stratégie qui peut surprendre, mais qui s’inscrit dans une logique sanitaire et économique assumée.Depuis la déclaration officielle des premiers cas, les services de santé ont renforcé la surveillance épidémiologique. Les cas recensés restent limités et font l’objet d’un suivi étroit, avec identification des chaînes de transmission et isolement des personnes concernées lorsque cela est nécessaire.

À ce stade, les autorités estiment que la situation ne justifie pas une vaccination généralisée, qui serait à la fois coûteuse, difficile à mettre en œuvre et peu pertinente au regard du niveau de circulation actuel du virus.

Le vaccin utilisé contre le mpox n’est pas un vaccin ordinaire. Dérivé des vaccins contre la variole, il est rare, coûteux et soumis à des contraintes logistiques importantes. Selon les autorités sanitaires, le coût d’une seule dose peut atteindre environ 200 euros, un montant incompatible avec une campagne de vaccination de masse dans un pays aux ressources limitées. Ce facteur économique pèse lourdement dans la décision politique. Vacciner toute la population représenterait un effort financier colossal, au détriment d’autres priorités sanitaires tout aussi urgentes.

Le choix retenu est donc celui du ciblage, conformément aux recommandations internationales, notamment celles de l’Organisation mondiale de la santé.La vaccination pourrait concerner en priorité :les personnels de santé en première ligne,les personnes ayant été en contact étroit avec des cas confirmés,certains voyageurs, notamment les pèlerins, si des exigences sanitaires internationales venaient à s’imposer.

L’objectif n’est pas d’éradiquer le virus par la vaccination de masse, mais de casser les chaînes de transmission là où le risque est le plus élevé.

Si la logique sanitaire est cohérente, la communication autour du mpox reste un enjeu majeur. Dans un contexte où la population garde en mémoire les traumatismes liés à d’autres crises sanitaires, le mot “vaccination” suscite immédiatement inquiétudes, rumeurs et interprétations.Les autorités sont donc attendues sur un point essentiel : informer clairement, expliquer sans infantiliser, et rassurer sans minimiser. Car une stratégie ciblée n’est efficace que si elle est comprise et acceptée.

L’apparition du mpox rappelle une réalité incontournable : les crises sanitaires ne sont plus exceptionnelles. Dans un monde marqué par la mobilité, les échanges et les mutations climatiques, les États doivent apprendre à anticiper, cibler et agir avec discernement.

Aux Comores, le choix de la vaccination ciblée traduit une volonté de garder le contrôle, sans céder à la panique ni à l’improvisation. Reste maintenant à transformer cette stratégie en confiance publique.

ANTUF chaharane 

En 2016, une maman a déposé une importante quantité d’or à La Meck Moroni en garantie d’un prêt. Après avoir intégralement remboursé ce prêt, l’or aurait dû lui être restitué, mais il a été volé. L’institution a reconnu sa responsabilité, mais depuis, elle garde un silence troublant. Aucun geste de réparation n’a été fait. Méfiez-vous : cette structure n’est pas digne de confiance.

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