À l’approche du mois sacré du Ramadan, les autorités de la capitale comorienne annoncent un dispositif renforcé pour mieux organiser les activités commerciales et garantir la sécurité des habitants. Réunis mercredi 18 février au siège de la mairie, des responsables municipaux et des représentants de la police nationale ont présenté les nouvelles mesures qui entreront en vigueur dans les prochains jours.
Lors de ce point de presse, le conseiller municipal Jean Moné Ahmed a expliqué que tout revendeur souhaitant exercer durant cette période devra désormais obtenir une autorisation préalable délivrée par la mairie. Cette demande devra être accompagnée de photos d’identité, afin de faciliter l’identification et l’organisation des commerçants. Une fois les dossiers validés, les services municipaux attribueront les emplacements selon la nature des produits vendus, avec pour objectif d’éviter les encombrements et de garantir une meilleure circulation.
Comme les années précédentes, les droits d’occupation sont fixés à 15 000 francs par mètre carré. Plusieurs espaces dédiés seront aménagés, notamment la parcelle située à proximité du foyer des femmes de Moroni, récemment nettoyée pour accueillir les vendeurs dans de meilleures conditions.
Les autorités ont également insisté sur la nécessité de préserver certains axes sensibles. Ainsi, les abords de l’hôpital El-Maarouf seront strictement interdits à toute activité commerciale afin de maintenir un accès fluide aux services de santé.
De son côté, la commissaire de police Saanyati Zaid Cheikh a assuré que les forces de l’ordre accompagneront la mairie pour veiller à la protection des biens et des personnes. Elle a rappelé que des infractions ont été constatées ces derniers mois dans certains marchés et lieux de culte, justifiant une vigilance accrue. Le respect du code de la route et des principes religieux figure également parmi les priorités affichées pour assurer un Ramadan organisé et apaisé dans la capitale.
IBM


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