Maître Saïd Larifou, président du parti RIDJA et opposant farouche au régime du président Azali Assoumani, a récemment fait des déclarations explosives lors d’une vidéo diffusée en ligne. Il affirme connaître les noms des militaires responsables des atrocités commises sur Fanou, le jeune homme qui a attaqué le président Azali avec un couteau et qui est décédé mystérieusement le lendemain de son arrestation, alors qu’il était détenu par l’armée.
De graves accusations et des révélations à venir
Dans cette vidéo, Larifou accuse directement les forces armées comoriennes d’avoir torturé Fanou jusqu’à la mort. Il précise que les jeunes militaires qui ont fui en exil ont été témoins de ces atrocités et que c’est en raison de ces événements qu’ils ont choisi de déserter. Selon lui, ces militaires ont assisté de près aux sévices infligés à Fanou par ceux qui l’ont arrêté après son attaque contre Azali.
Saïd Larifou déclare également qu’il connaît non seulement l’identité de ceux qui ont torturé Fanou, mais aussi les décisions prises par l’état-major concernant cette affaire. Il promet de dévoiler publiquement les noms des coupables et les détails de cette affaire dans les jours à venir, ce qui pourrait provoquer un séisme politique aux Comores.
L’affaire Fanou et la traque des jeunes militaires déserteurs
En parallèle, Larifou dénonce une opération d’enlèvement et de séquestration en Tanzanie, menée par l’adjudant-chef Ali Said et le lieutenant Bastoi Mohamed. Ces deux officiers auraient été envoyés pour traquer les jeunes militaires comoriens qui ont fui après avoir été témoins des violences perpétrées par le régime d’Azali. Larifou appelle à une mobilisation des forces démocratiques et des défenseurs des droits humains pour empêcher cette opération, qu’il considère comme une violation des droits des réfugiés.
En s’attaquant ainsi frontalement au régime d’Azali, Maître Saïd Larifou réaffirme sa position de principal opposant politique tout en levant le voile sur des pratiques inquiétantes au sein de l’appareil militaire comorien. Ses révélations à venir pourraient avoir des conséquences profondes sur la scène politique et les droits humains aux Comores.
Saïd Hassan Oumouri


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