L’attribution de la prochaine édition des Jeux des îles de l’océan Indien aux Comores aurait dû être accueillie comme une fierté régionale et une célébration du sport dans l’archipel. Pourtant, à Mayotte, l’événement suscite déjà crispations, polémiques et appels au boycott, transformant une compétition sportive en nouveau terrain d’affrontement politique.
Dès l’annonce officielle, plusieurs responsables politiques mahorais ont exprimé leur hostilité à une participation aux Jeux organisés dans l’île sœur des Comores. Certains invoquent de mauvais souvenirs liés aux précédentes compétitions, d’autres brandissent un contexte politique qu’ils jugent toujours sensible entre les deux territoires. Des figures politiques, comme Estelle Youssoufa, appellent ouvertement à boycotter les Jeux, niant ainsi l’esprit de fraternité et de rapprochement que porte pourtant cette manifestation régionale.
Face à ces divisions, le président de l’Assemblée de Mayotte, Ben Issa Ousseni, a choisi d’engager une phase de concertation avant toute décision officielle. Selon Outre-mer la 1ère, cette démarche vise à consulter les élus, anciens responsables, acteurs du mouvement sportif et forces vives du territoire afin de disposer d’éléments partagés avant de trancher sur une éventuelle participation et sur l’inscription des crédits au budget. Les échanges auront lieu à l’Hémicycle Younoussa Bamana, avec l’appui de plusieurs conseils consultatifs, dont le CCEEM et le Conseil économique et social.
Mais du côté des Comores, l’organisation des Jeux est vécue comme une chance historique. Une opportunité de démontrer la capacité du pays à accueillir un grand événement sportif régional, de valoriser sa jeunesse et de renforcer les liens entre les peuples de l’océan Indien.

Les Comores ont fait le choix de l’ouverture, du dialogue et du rassemblement. Les Jeux des îles doivent rester ce qu’ils ont toujours été : une fête du sport, de la fraternité et de l’unité régionale.
IBM


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