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Entre Vouvouni et Ndrouani, la tension n’est pas retombée

Le conflit entre Vouvouni et Ndrouani ne semble pas terminé. La mort récente d’un quinquagénaire originaire de Vouvouni a encore attisé le feu entre les deux localités voisines de la région de Bambao à Ngazidja. Pour rappel, la victime a été grièvement blessée par des jeunes de Ndrouani le jour même de l’altercation dans la zone de Mababani où un homme de Ndrouani à été abattu sur place suite à ce conflit foncier.

Après le conflit foncier entre deux villages de Bambao qui a emporté fatalement un homme de Ndrouani , les relations entre les deux localités ne sont pas au beau fixe surtout maintenant que Vouvouni déplore aussi un mort, qui a succombé suite aux blessures qu’il a reçues le jour de l’altercation. Dans cette affaire, plusieurs jeunes de Vouvouni ont été arrêtés. Pire, à cause de ce conflit, le village de Vouvouni s’est attiré la foudre des notables de Bambao qui ont banni cette localité durant une période de 10 ans dans les activités coutumières régionales.

Ce décès a encore ravivé le feu entre les deux villages. Le lundi 18 octobre dernier, après l’inhumation, Vouvouni avait tenu une conférence de presse pour appeler la justice à rendre sa décision. « Vu la situation, nous ne pouvons que demander à la justice de faire son travail. Des jeunes de Vouvouni sont en prison pour avoir commis un délit. Ainsi nous voudrions que les autorités réagissent de la sorte pour l’autre côté », déclare à la presse, Athoumani Ahamada un des notables de Vouvouni. De même que le vendredi 22 octobre dernier, des jeunes de Vouvouni voulaient effectuer une marche pacifique jusqu’à la zone de Mababani en mémoire de leur victime, puis accélérer les procédures judiciaires. Mais cette marche a été empêchée par les forces de l’ordre.

Pour tenter de trouver des solutions aux problèmes fonciers qui menacent la sécurité et la cohésion sociale dans cette région, la justice est très pointée du doigt. Conscients de cette grave crise foncière qui asphyxie sa région, le maire de Bambao ya hari, a encore déclaré à la presse jeudi dernier que ce qui arrive dans le Bambao doit attirer l’attention de tous, estimant que chacun doit apporter sa solution pour sauver la région. « C’est pour éviter de plonger la région dans des difficultés que la société de construction Eiffage n’a pas implanté des panneaux indiquant l’entrée et les limites dans certaines localités. Actuellement, l’intervention de la justice est la plus souhaité pour que la paix et la prospérité règnent dans le Bambao », conclut-il.

Kamal Gamal / LGDC

La Rédaction

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