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Enfin une preuve vidéo qui montre comment la PAF noie des Comoriens en mer.

 

Une nouvelle vidéo révélée par le quotidien et ses partenaires internationaux vient raviver une polémique déjà ancienne autour des opérations d’interception des embarcations de migrants entre les Comores et . Les images, filmées en février dernier, montrent une intervention de la police aux frontières qui se termine par le chavirement d’un kwassa-kwassa transportant une vingtaine de passagers, parmi lesquels des femmes et des enfants.

Dans cette séquence, on distingue clairement une vedette des forces de l’ordre s’approcher à grande vitesse de l’embarcation. Selon les éléments rapportés, le bateau des policiers naviguait à environ 20 nœuds (près de 35 km/h), une vitesse particulièrement élevée dans ce type d’opération. Les agents tentent alors de neutraliser le moteur du kwassa-kwassa à l’aide d’une perche, alors même que les deux embarcations sont extrêmement proches.

Quelques secondes plus tard, la situation bascule. Le kwassa-kwassa prend l’eau et finit par chavirer, plongeant ses occupants dans la mer. On entend alors un agent crier « à l’eau, à l’eau », appelant à porter secours aux passagers désormais en détresse.

Ces images remettent en cause la version initiale des autorités, qui affirmaient que le naufrage aurait été provoqué volontairement par les passeurs. L’enquête menée par , en collaboration avec des médias d’investigation internationaux, suggère au contraire que la manœuvre d’interception elle-même aurait contribué directement au chavirement de l’embarcation.

Au-delà de ce cas précis, cette affaire met en lumière des pratiques régulièrement dénoncées dans le lagon de : interventions à grande vitesse, abordages à haut risque et tentatives de neutralisation forcée des moteurs. Dans une zone déjà marquée par de nombreux drames humains liés aux traversées clandestines, ces méthodes soulèvent de sérieuses questions sur la sécurité des opérations et la protection des vies humaines.

Cette vidéo, désormais largement relayée, pourrait relancer les débats sur les politiques migratoires dans l’océan Indien et sur les responsabilités engagées lors de ces interventions en mer.

Said Hassan Oumouri 

En 2016, une maman a déposé une importante quantité d’or à La Meck Moroni en garantie d’un prêt. Après avoir intégralement remboursé ce prêt, l’or aurait dû lui être restitué, mais il a été volé. L’institution a reconnu sa responsabilité, mais depuis, elle garde un silence troublant. Aucun geste de réparation n’a été fait. Méfiez-vous : cette structure n’est pas digne de confiance.

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