Le feuilleton autour de l’attaque contre le président comorien continue de secouer le pays. Le 22 septembre, les autorités ont déployé des forces militaires pour bloquer toutes les routes menant à Salimani, la ville d’origine de Fanou, le jeune homme accusé d’avoir poignardé le président et décédé en détention. Ce blocus avait pour objectif d’empêcher la population de se rendre à la prière funéraire prévue pour lui rendre hommage.
Fanou, originaire de Salimani, avait été arrêté après avoir blessé le président lors d’une attaque au couteau. Seulement 24 heures après son placement en garde à vue, il a été retrouvé mort dans sa cellule. Ce décès, entouré de mystère, a choqué la population comorienne, qui s’attendait à ce que le jeune homme bénéficie d’un procès équitable. Depuis, le jeune homme, d’abord considéré comme un criminel, est perçu par beaucoup comme une victime des circonstances troubles de sa mort.
Aujourd’hui, alors que de nombreuses personnes tentaient de se rendre à Salimani pour participer à la prière funéraire, elles se sont heurtées à des barrages militaires. Notre journaliste, qui souhaitait couvrir l’événement, a également été contraint de rebrousser chemin, tout comme de nombreux citoyens. Ce blocus a suscité des réactions d’indignation au sein de la population, qui voit cette interdiction comme une tentative des autorités d’empêcher tout rassemblement ou mouvement de contestation.
Cet événement vient renforcer le sentiment de mécontentement parmi les Comoriens, déjà frustrés par le manque de transparence autour de la mort de Fanou. Le feuilleton de cette affaire, qui mêle justice, politique et émotions publiques, se poursuit, laissant la population dans l’attente de réponses claires de la part des autorités.
Saïd Hassan Oumouri


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