La grève des chauffeurs de transports en commun, déclenchée depuis le lundi 11 mai 2026 pour dénoncer la hausse des prix des produits pétroliers, continue de secouer les Comores, en particulier l’île d’Anjouan.
Après plusieurs jours de mobilisation relativement calme, la situation a dégénéré ce vendredi 15 mai dans l’après-midi. Des soulèvements ont d’abord été signalés à Mirontsy, avant de s’étendre à Mutsamudu, Pagé et Ouani.
Selon des informations non officielles, encore à prendre avec prudence, le bilan provisoire ferait état d’un décès confirmé, d’un blessé grave et de plus d’une dizaine de blessés hospitalisés à l’hôpital de Hombo.
Ce samedi 16 mai, plusieurs quartiers restent sous tension. Les témoignages évoquent une population choquée, inquiète et en colère après les affrontements de la veille. Dans les vidéos qui circulent, des habitants dénoncent notamment l’usage présumé de tirs réels lors des opérations de maintien de l’ordre.
Pour l’heure, les circonstances exactes des violences restent floues. Les autorités n’ont pas encore livré de bilan détaillé permettant d’établir clairement ce qui s’est passé, ni les responsabilités éventuelles.
Dans ce climat fragile, des appels au calme, au dialogue et à la responsabilité se multiplient afin d’éviter de nouveaux drames. Après plusieurs jours de grève autour du carburant, la crise sociale semble désormais prendre une tournure beaucoup plus grave à Anjouan.
ANTUF Chaharane


Réagissez à cet article