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Aéroports des Comores : 94 licenciements de plus, la promesse d’emploi d’Azali tourne au cauchemar

La nouvelle vague de licenciements annoncée dans le secteur aéroportuaire comorien suscite de vives inquiétudes. Alors que de nombreux agents de l’aéroport de Hahaya attendent encore le paiement de leurs droits après de précédents départs forcés, le gouvernement vient d’annoncer la suppression de 94 postes supplémentaires au sein des Aéroports des Comores (ADC).

Face à la presse, la ministre des Transports aériens, Yasmine Hassane Alfeine, a justifié cette décision par la restructuration consécutive à la concession de l’aéroport international Prince Saïd Ibrahim à la société TAM. Selon elle, la disparition du mécanisme de solidarité financière interne entre les aéroports a fragilisé les plateformes secondaires de Ndzuani et de Mwali, désormais incapables de supporter leurs charges salariales.

Dans les chiffres présentés par le gouvernement, 57 agents seront licenciés à Ndzuani, 25 à Mwali et 9 à Ngazidja ainsi qu’au niveau de la direction des ADC. Sur un effectif total de 205 employés, seuls 111 seront maintenus. Un plan de dédommagement évalué à 700 millions de francs comoriens est annoncé pour couvrir les indemnités et huit mois de salaires impayés.

Mais sur le terrain, la confiance est loin d’être acquise. Plusieurs anciens agents de Hahaya affirment attendre toujours leurs droits malgré les engagements pris lors des précédentes restructurations. Cette situation nourrit un sentiment d’injustice et de méfiance envers les promesses officielles.

Pour de nombreux observateurs, cette politique illustre une contradiction criante avec les discours du pouvoir. La promesse présidentielle selon laquelle « un jeune égale un emploi » semble aujourd’hui se transformer, aux yeux de certains travailleurs, en une réalité bien plus amère : un salarié égale désormais un licenciement.

Au-delà des chiffres, ce sont des dizaines de familles qui se retrouvent plongées dans l’incertitude. Et pendant que les réformes se poursuivent, une question demeure. Qui paiera réellement le prix de cette restructuration du secteur aéroportuaire ?

IBM

En 2016, une maman a déposé une importante quantité d’or à La Meck Moroni en garantie d’un prêt. Après avoir intégralement remboursé ce prêt, l’or aurait dû lui être restitué, mais il a été volé. L’institution a reconnu sa responsabilité, mais depuis, elle garde un silence troublant. Aucun geste de réparation n’a été fait. Méfiez-vous : cette structure n’est pas digne de confiance.

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