Plutôt que de parler directement de nutrition, c’est par une réflexion sur la santé globale des enfants que la rencontre a débuté, à Koimbani Oichili, le 4 janvier dernier. La Fondation Mbae Trambwe y organisait une conférence consacrée à un sujet souvent sous-estimé : le rôle du goûter dans l’équilibre alimentaire des plus jeunes. Le thème retenu « Le goûter de l’enfant : comprendre les enjeux pour une alimentation saine et équilibrée » a attiré de nombreux parents.
Le conférencier, Hachim Abdoulfatahou, doctorant en sciences de l’alimentation et nutrition à l’Université d’Antananarivo, a rappelé que de simples habitudes alimentaires peuvent influencer durablement la santé. Il a souligné les risques liés aux produits trop sucrés ou trop caloriques : obésité, maladies cardiovasculaires, hypertension ou encore problèmes dentaires. Les produits transformés et boissons gazeuses ont également été pointés du doigt pour leur faible apport nutritif.
Selon lui, les goûters riches en sucres rapides stimulent l’enfant sur le moment, mais entraînent ensuite fatigue, agitation et baisse de concentration, avec des conséquences possibles sur la scolarité. À l’inverse, il a encouragé les parents à privilégier les fruits de saison, les produits laitiers, les noix de cajou, arachides, et les œufs, ainsi qu’à favoriser les goûters faits maison.
La conférence a donné lieu à des échanges nourris. Plusieurs parents ont témoigné avoir pris conscience de leurs erreurs et envisagent désormais de modifier leurs pratiques. Deux pistes fortes ont émergé : faciliter l’accès aux fruits et légumes grâce à des partenariats locaux et envisager un décalage de l’heure de rentrée pour permettre un petit-déjeuner sain.
IBM


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