Le décès d’un détenu à Mohéli relance les interrogations sur l’accès aux soins des personnes incarcérées aux Comores. Abdouroihmane Dine Abdou, un homme d’une quarantaine d’années originaire d’Anjouan, est décédé ce lundi 27 juillet 2026 au Centre hospitalier régional de référence (CHRI) de Fomboni, quelques heures seulement après son transfert depuis la maison d’arrêt de Badjo.
Selon les informations recueillies par Comores Infos, le détenu souffrait de ce qui s’apparentait à une fièvre typhoïde. Toujours selon nos sources, son état de santé s’était progressivement dégradé, mais il n’avait pas obtenu l’autorisation nécessaire pour être transféré afin de recevoir des soins médicaux. Ce n’est que lorsque son état est devenu critique que les démarches ayant conduit à son évacuation vers le CHRI ont été engagées. Malgré la prise en charge des équipes médicales à son arrivée, il est décédé quelques heures plus tard.
Son corps a ensuite été remis à sa famille, à Djando, où son inhumation était prévue dans l’après-midi de ce lundi.
Au-delà de ce drame, cette affaire met une nouvelle fois en lumière les conditions de détention à la maison d’arrêt de Badjo. Plusieurs témoignages évoquent un manque d’hygiène et des conditions sanitaires préoccupantes, qui alimentent les inquiétudes sur le respect du droit à la santé des détenus.
Ce décès rappelle surtout que ce type de situation n’est malheureusement pas inédit. Plus tôt cette année, deux détenus avaient déjà perdu la vie à Anjouan dans des circonstances similaires. Selon les informations alors recueillies, ils n’avaient pas pu être pris en charge à temps, faute d’autorisation judiciaire délivrée suffisamment rapidement pour permettre leur transfert vers un établissement de santé. Ces drames successifs interrogent sur le fonctionnement des procédures d’évacuation médicale des personnes détenues lorsque leur état de santé nécessite une intervention urgente.
IBM


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