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Un avion de l’US Air Force aperçu à Hahaya : simple escale ou signal géopolitique ?

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Ce jeudi 22 janvier 2026, des images relayées sur les réseaux sociaux comoriens montrent un avion militaire, présenté comme appartenant à l’US Air Force, stationné sur le tarmac de l’aéroport international Prince Saïd Ibrahim de Hahaya. L’information, rapidement qualifiée d’« alerte » par plusieurs pages locales, a suscité de nombreuses interrogations, d’autant qu’aucune communication officielle n’est venue confirmer ou expliquer cette présence.

À ce stade, les faits disponibles restent limités. Selon les témoignages diffusés en ligne, l’appareil aurait atterri puis redécollé le même jour, sans incident particulier ni annonce publique. Ni les autorités comoriennes, ni l’ambassade des États-Unis, ni l’US Air Force n’ont publié de communiqué à ce sujet. L’événement repose donc exclusivement sur des sources citoyennes, appelant à la prudence dans l’interprétation.

Une information non confirmée dans un contexte international sous tension

L’aéroport de Hahaya étant le seul aéroport international des Comores, il constitue naturellement un point de passage potentiel pour des vols civils comme militaires autorisés à survoler la région. Dans ce cadre, une escale technique ou logistique ne peut être exclue. En l’absence d’éléments officiels, aucune hypothèse ne peut être privilégiée.

Pour autant, le contexte international actuel donne à ce type d’événement une portée symbolique particulière. Le monde est aujourd’hui marqué par une recomposition des rapports de force, notamment entre les grandes puissances que sont les États-Unis et la Russie. Cette rivalité s’exprime de plus en plus dans des espaces longtemps considérés comme périphériques, à l’image de l’Afrique et de l’océan Indien.

Dans ce climat, chaque mouvement, même discret, est scruté, analysé, parfois surinterprété. La présence supposée d’un avion militaire américain dans un petit État insulaire comme les Comores ne peut qu’alimenter les questionnements, sans pour autant constituer une preuve d’un changement stratégique.

Les Comores, un espace observé dans les nouvelles dynamiques géopolitiques

Situées à la croisée de l’Afrique de l’Est, du monde arabe et de l’axe indo-pacifique, les Comores occupent une position géographique singulière. Ces dernières années, plusieurs puissances ont renforcé ou manifesté leur intérêt pour la région, sur les plans diplomatique, économique ou sécuritaire.

Dans ce contexte, certaines questions émergent naturellement. Les Comores deviennent-elles un espace d’attention accru pour les grandes puissances dans leur jeu d’influence mondial ? Assiste-t-on à une multiplication de signaux discrets, non annoncés, dans l’océan Indien ? Les États-Unis cherchent-ils à consolider leur présence régionale face à l’activisme diplomatique et stratégique d’autres acteurs, notamment la Russie ou la Chine ? Ou s’agit-il simplement d’un événement banal, amplifié par un climat international tendu et une circulation rapide de l’information sur les réseaux sociaux ?

À ce stade, aucune conclusion ne peut être tirée. En géopolitique, le silence officiel peut relever aussi bien de la normalité administrative que d’une volonté de discrétion stratégique. C’est précisément cette zone grise qui impose une lecture mesurée.

L’épisode de Hahaya rappelle ainsi l’importance d’une vigilance informationnelle, fondée sur les faits vérifiés, le recul analytique et le refus des interprétations hâtives. Car dans un monde traversé par des rivalités globales, les petits États ne sont jamais totalement en dehors du jeu, même lorsque les événements semblent mineurs.

L’affaire reste donc à suivre, non dans l’émotion ou la rumeur, mais dans une observation attentive de l’évolution du contexte régional et international.

Said Hassan Oumouri 

En 2016, une maman a déposé une importante quantité d’or à La Meck Moroni en garantie d’un prêt. Après avoir intégralement remboursé ce prêt, l’or aurait dû lui être restitué, mais il a été volé. L’institution a reconnu sa responsabilité, mais depuis, elle garde un silence troublant. Aucun geste de réparation n’a été fait. Méfiez-vous : cette structure n’est pas digne de confiance.

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