Depuis près d’une semaine, les Comores sont confrontées à une importante pénurie de carburant qui affecte désormais l’ensemble du pays. Les stations-service sont prises d’assaut, les automobilistes patientent parfois plusieurs heures sans être certains de pouvoir faire le plein, tandis que les conséquences se font désormais sentir sur l’approvisionnement en électricité et en eau.
Au milieu de cette crise, une information révélée par le journaliste Oubeidlah Mchangama de FCBK FM suscite de nombreuses interrogations.
Selon plusieurs informations recueillies par le journaliste, le navire transportant le carburant destiné aux Comores serait resté plusieurs jours au large de Moroni dans l’attente d’instructions pour accoster et décharger sa cargaison. Toujours selon ces mêmes informations, il se disait également que la Société Comorienne des Hydrocarbures (SCH) n’aurait pas encore effectué le paiement nécessaire au déchargement.
À ce stade, aucune communication officielle n’a confirmé ni démenti ces informations. Les autorités compétentes et la SCH ne se sont pas exprimées publiquement sur ces éléments, laissant de nombreuses questions sans réponse.
Les informations officiellement disponibles évoquent pour leur part un retard dans l’arrivée du navire transportant les produits pétroliers, ce qui a entraîné une forte diminution des stocks de la SCH. Cette situation est aggravée par les capacités limitées de stockage du pays, qui rendent les Comores particulièrement vulnérables au moindre retard logistique.
Les répercussions dépassent désormais le secteur des transports. La Sonelec a mis en place des délestages afin de préserver ses réserves de carburant destinées à la production d’électricité. De son côté, la Sonede a annoncé rencontrer d’importantes difficultés pour assurer le pompage et la distribution d’eau, indiquant notamment qu’une commande de 12 000 litres de carburant n’avait été honorée qu’à hauteur de 3 000 litres.
Alors que la population subit les conséquences de cette crise depuis plusieurs jours, beaucoup attendent désormais une prise de parole officielle permettant de clarifier les circonstances exactes ayant conduit à cette pénurie et de répondre aux informations relayées ces dernières heures.
Said Hassan Oumouri



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