En ce moment

Passeports ordinaires: La longue quête

Des fortes perturbations se font ressentir au niveau des services de délivrance des passeports. Pour cette pièce d’identité qu’on obtient en seulement 48h en temps normal, des demandeurs affirment être priés d’attendre plusieurs semaines après la demande. Laquelle demande, soulignons-le, demeure un véritable parcours du combattant selon toujours les témoignages.

Encore un autre souci pour le citoyen lambda. Les services de délivrance des passeports ordinaires au ministère de l’Intérieur connaissent des fortes perturbations liées à « un problème technique des machines d’impression », selon plusieurs sources. Samedi 24 juillet dans la matinée, La Gazette des Comores s’est rendue sur place pour constater de visu la situation. Un policier du service chargé des pièces d’identité, cartes nationales et passeports, a avoué sans ambages que le délai pour obtenir un passeport « a considérablement augmenté ».

Une demandeuse que nous avons rencontrée à la salle d’attente abonde dans ce sens. « Ça fait plus d’une semaine que j’ai déposé des demandes de passeports. Jusqu’aujourd’hui je n’en ai eu aucun ». Une étudiante affirme de son côté avoir manqué à son rendez-vous au consulat de France pour déposer la demande de son visa étudiant. Laquelle demande ne peut se faire sans passeport valide. « J’ai attendu trois semaines pour obtenir mon passeport. J’avoue qu’il m’a fallu jouer des coudes. Maintenant il me reste à obtenir un nouveau rendez-vous à l’ambassade [de France] pour le dépôt de mon dossier ».

Alors que quasiment tous nos interlocuteurs au sein du ministère de l’intérieur sont unanimes pour dire que les services de délivrance des passeports tournent au ralenti à cause de « soucis techniques dans les machines d’impression », le directeur général de la police et de la sureté du territoire, Abdel-kader Mohamed, livre une autre version pour justifier ce désagrément. En effet sans utiliser le terme « pénurie », il y a plutôt « une forte demande due à cette période marquée par l’arrivée massive des je-viens (la diaspora comorienne basée en France) ». Cette situation rappelons-le vient s’ajouter à l’autre pénurie des actes d’état-civil dans les préfectures et mairies…

Andjouza Abouheir / LGDC

La Rédaction

Soyez le premier à réagir

Réagissez à cet article

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.


*