Le transport maritime inter-îles pourrait connaître un tournant majeur avec l’acquisition du MASSIWA, futur navire public appelé à relier régulièrement les principales îles de l’Union des Comores. Présenté lundi 25 août par le ministère des Transports maritimes et aériens, ce bâtiment doit apporter une réponse durable aux difficultés de déplacement des personnes et des marchandises.
Long de 26 mètres, le MASSIWA, dont le nom signifie « les îles » en comorien, pourra accueillir 272 passagers. Il disposera également d’une capacité de fret adaptée notamment au transport de produits frais et réfrigérés. Conçu conformément aux normes internationales de navigation, le navire devra offrir davantage de sécurité, de confort et de fiabilité sur des traversées encore trop souvent éprouvantes.
Le projet s’inscrit dans le Programme de développement du transport maritime inter-îles aux Comores. Il est entièrement financé par l’Agence française de développement, qui prend également en charge l’assistance technique, la maîtrise d’œuvre, les travaux portuaires et l’accompagnement au lancement de l’exploitation.
L’État comorien restera propriétaire du navire, tandis que son exploitation sera confiée, par délégation de service public, à une société de droit comorien. Le dispositif devrait ainsi favoriser la création d’emplois locaux, aussi bien à bord que dans les services terrestres.
D’ici fin août 2026, deux marchés doivent être lancés pour moderniser les ports de Moroni et de Mutsamudu : dragage, pontons flottants, ouvrages d’accostage, gares maritimes, sécurité et accessibilité. La sélection du futur exploitant débutera parallèlement, pour des candidatures attendues en septembre.
La mise en service est annoncée pour l’été 2027, avant les Jeux des îles de l’océan Indien. Les autorités prévoient 45 000 voyageurs dès la première année, puis près de 120 000 annuellement, avec une desserte de Mohéli à terme. Au-delà du désenclavement, l’enjeu sera surtout de garantir des tarifs accessibles et une exploitation régulière aux usagers comoriens.
Misbah Said
*Nous avons utilisé une image d’illustration


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