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Pape Thiaw : il défend son équipe, la CAF pourrait le sanctionner… et l’empêcher d’aller au Mondial

 

La tempête ne faiblit pas autour de Pape Thiaw. Quelques jours après la finale tendue de la CAN 2025 entre le Sénégal et le Maroc, le sélectionneur sénégalais est désormais dans le viseur de la Confédération africaine de football, qui a ouvert une procédure disciplinaire à son encontre. Selon plusieurs sources, cette procédure pourrait déboucher sur une suspension lourde, au point de compromettre sa présence sur le banc pour les qualifications, voire pour la Coupe du monde 2026.

 

Tout est parti de cette scène devenue virale : frustré par une décision arbitrale jugée injuste, Thiaw aurait demandé à ses joueurs de quitter momentanément le terrain pour calmer les esprits et protester contre ce qu’il considérait comme une atteinte à l’équité sportive. Ce geste, rare dans une finale continentale, a été interprété par la CAF comme une entorse au règlement, mais chez de nombreux supporters et observateurs, il est vu comme un acte de protection envers son équipe, un refus de laisser la confusion arbitrale dicter l’issue d’un moment historique.

Depuis, les réactions s’enchaînent. À Dakar comme dans la diaspora, beaucoup estiment que la CAF cherche à “faire un exemple” en ciblant un entraîneur qui n’a pas hésité à défendre publiquement l’intégrité de son groupe. Les réseaux sociaux se sont enflammés, certains dénonçant une sanction “politique”, loin des considérations sportives. Pour eux, la question n’est plus seulement celle d’un comportement sur le terrain, mais celle du droit, pour un coach africain, de contester une décision arbitrale sans craindre de lourdes représailles.

Au-delà de l’incident lui-même, l’affaire soulève un débat plus large sur la liberté d’expression des entraîneurs en Afrique. Plusieurs techniciens ont déjà été rappelés à l’ordre ces dernières années pour des critiques envers l’arbitrage ou l’organisation des compétitions. Le cas Pape Thiaw s’ajoute à cette liste et symbolise, pour certains, une volonté des instances de réduire au silence ceux qui osent mettre en lumière des dysfonctionnements visibles par tous.

Pour le Sénégal, les conséquences pourraient être lourdes. L’équipe nationale, redevenue une puissance incontournable du football africain, comptait sur la stabilité du staff pour aborder sereinement le prochain cycle mondial. Une éventuelle suspension viendrait perturber cette dynamique et placerait le pays dans une situation délicate à quelques mois des échéances internationales.

En attendant une communication officielle de la CAF, l’incertitude demeure. Les supporters, eux, restent convaincus d’une chose : Pape Thiaw a agi par loyauté envers ses joueurs. Que cet acte puisse aujourd’hui lui coûter une Coupe du monde interroge autant qu’il indigne. Et alimente un sentiment grandissant que cette affaire dépasse le simple cadre sportif.

Said Hassan Oumouri 

En 2016, une maman a déposé une importante quantité d’or à La Meck Moroni en garantie d’un prêt. Après avoir intégralement remboursé ce prêt, l’or aurait dû lui être restitué, mais il a été volé. L’institution a reconnu sa responsabilité, mais depuis, elle garde un silence troublant. Aucun geste de réparation n’a été fait. Méfiez-vous : cette structure n’est pas digne de confiance.

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