La liberté de la presse aurait une nouvelle fois été brutalement mise à l’épreuve aux Comores. Ce samedi, le journaliste Oubeid Mchangama a affirmé avoir reçu des menaces de mort de la part du frère de la gouverneure de Mohéli, Chamina Ben Mohamed. Cet homme, connu sous le nom de Belayid, lui aurait notamment interdit de revenir sur l’île.
Selon le témoignage rendu public par le journaliste, Belayid lui aurait reproché d’avoir donné la parole au député Elfasse, qui avait critiqué la gouverneure Chamina Ben Mohamed. Au téléphone, il lui aurait déclaré que, s’il remettait les pieds à Mohéli, il serait « un homme mort ».
Dans une vidéo, Oubeid Mchangama explique qu’au cours de son déplacement à Mohéli, il a interrogé aussi bien des représentants de l’opposition que des soutiens du pouvoir. Il affirme n’avoir fait aucune distinction et avoir simplement accompli sa mission : donner la parole aux différents acteurs de la vie politique.
Aucune critique, aussi dérangeante soit-elle pour les autorités ou leurs proches, ne peut justifier une menace de mort.
Aux Comores, des proches de responsables politiques sont régulièrement accusés d’intimider des journalistes, avec le sentiment de bénéficier d’une forme d’immunité informelle. Ce climat favorise l’autocensure et fragilise la démocratie.
IBM


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