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Le gouvernement ivoirien admet de possibles "dérapages" de l’armée

19 novembre 2012

Le gouvernement ivoirien admet de possibles “dérapages” de l’armée

Un soldat des Forces républicaines (FRCI, armée) en faction dans le quartier d’Abobo à Abidjan, le 16 octobre 2012 ©AFP

ABIDJAN (AFP) – (AFP)

Le
gouvernement ivoirien a admis lundi que l’armée avait
pu commettre des “dérapages” après une
vague d’attaques en août et a promis d’ouvrir des
enquêtes, après la publication d’un rapport de
Human Rights Watch (HRW) évoquant des exactions
“généralisées” de militaires.

Etant donné le “contexte sécuritaire”
après les attaques et vu le “niveau de formation en
droits de l’Homme” au sein des Forces républicaines
(FRCI, armée), “il est possible qu’il y ait eu des
dérapages”, a déclaré à l’AFP le
ministre des Droits de l’Homme, Gnénéma Coulibaly.

“Nous allons mener les investigations nécessaires
pour identifier les personnes incriminées et
vérifier ces allégations.Si elles sont
avérées, nous ferons en sorte que des suites
judiciaires soient données”, a-t-il indiqué,
jugeant digne de “crédit” le rapport de l’ONG
de défense des droits de l’Homme.

“Nous n’avons rien à cacher ni personne à
protéger”, a insisté le ministre.

Dans un rapport publié lundi, HRW affirme que
l’armée a commis des atteintes
“généralisées” aux droits de l’Homme,
notamment des traitements inhumains et parfois des actes de
torture, et appelle le régime du président
Alassane Ouattara à tenir ses “promesses maintes
fois répétées de mettre fin à l’impunité”.

Le gouvernement avait vivement protesté mais promis
d’ouvrir des enquêtes après que l’ONG Amnesty
International eut affirmé en octobre que “plus de
200 personnes”, dont des partisans de
l’ex-président Laurent Gbagbo, avaient été
“arbitrairement détenues et torturées”.

Le pouvoir ivoirien a été confronté entre
août et octobre à une série d’attaques
souvent meurtrières contre les forces de
sécurité, notamment à Abidjan.Il les a
attribuées à des fidèles de l’ex-chef de
l’Etat, des accusations jugées “crédibles”
par HRW mais rejetées par le camp Gbagbo.



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