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Douanes : un accueil populaire pour un directeur général… ou les prémices d’une ambition pour 2029 ?

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Le retour au pays du directeur général des Douanes, Djanfar Salim Allaoui, après un déplacement à Madagascar, aurait pu se résumer à une arrivée officielle et à une reprise normale de ses fonctions. Mais l’accueil organisé à l’aéroport international Prince Saïd Ibrahim a pris une tout autre dimension. Mobilisation d’agents des Douanes, présence de notables, colliers de fleurs, poignées de main et communication institutionnelle particulièrement appuyée.

De quoi susciter une question simple, fallait-il réellement mobiliser autant de monde pour accueillir le directeur d’une administration publique revenant d’une mission à l’étranger ?

La Direction générale des Douanes justifie cette mobilisation par la reconnaissance obtenue par son responsable dans le cadre de la coopération douanière régionale. Selon son communiqué, Djanfar Salim Allaoui s’est vu confier une présidence à l’issue de travaux organisés à Madagascar. L’institution présente cette désignation comme une marque de confiance et un signe du rayonnement des Comores dans la région.

Cette reconnaissance professionnelle peut naturellement être saluée. Mais elle n’interdit pas de s’interroger sur la mise en scène de son retour.

Car les agents des Douanes sont avant tout des fonctionnaires chargés d’une mission essentielle; contrôler les frontières, faciliter les échanges, percevoir les recettes et lutter contre les trafics et la fraude. Ce sont précisément ces enjeux de modernisation, de contrôle et de lutte contre les activités illicites que l’Organisation mondiale des douanes met depuis longtemps au cœur des priorités de l’administration comorienne. 

Dès lors, voir une partie de l’administration mobilisée autour de l’arrivée de son directeur peut donner l’impression d’une personnalisation excessive de l’institution. Plus étonnante encore est la présence de notables. Quel rôle institutionnel jouent-ils dans le retour de mission d’un directeur général ? Pourquoi fallait-il donner à cette arrivée les apparences d’une réception réservée habituellement à une haute personnalité politique ?

La communication officielle elle-même va très loin lorsqu’elle évoque « la fierté collective » suscitée par cette reconnaissance et remercie agents et notables pour avoir fait de ce retour un moment de « dignité institutionnelle ».

Et si 2029 était déjà dans certaines têtes ?

Une autre interrogation risque donc inévitablement de surgir dans le débat public. Djanfar Salim Allaoui prépare-t-il progressivement une stature politique en vue de la présidentielle de 2029 ?

À ce stade, aucun élément public suffisamment solide que nous avons pu vérifier ne permet d’affirmer qu’il est candidat à l’élection présidentielle de 2029.

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En 2016, une maman a déposé une importante quantité d’or à La Meck Moroni en garantie d’un prêt. Après avoir intégralement remboursé ce prêt, l’or aurait dû lui être restitué, mais il a été volé. L’institution a reconnu sa responsabilité, mais depuis, elle garde un silence troublant. Aucun geste de réparation n’a été fait. Méfiez-vous : cette structure n’est pas digne de confiance.

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