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Bulletin scolaire unique : la contestation s’organise et la tension monte à Anjouan

Ce qui devait être une réforme censée harmoniser l’évaluation scolaire se transforme peu à peu en source de crispation à Anjouan. Autour du bulletin scolaire unique, un sentiment de flou et de méfiance s’installe, alimenté par un manque d’informations jugé préoccupant par de nombreux parents d’élèves, notamment dans l’enseignement privé.

À Mutsamudu, le samedi 3 janvier, un sit-in pacifique était prévu par le collectif des parents d’élèves des écoles privées. Objectif : exprimer un refus clair de la réforme et demander des explications aux autorités compétentes. Malgré une session de formation organisée à Sima pour certains responsables d’établissements, beaucoup affirment n’avoir reçu aucune indication précise sur le cadre juridique, les modalités d’application ou les véritables impacts de ce bulletin unique.

Le rassemblement avait été déclaré dans les formes, avec une demande d’autorisation adressée au maire et transmise au préfet. Pourtant, les forces de l’ordre sont intervenues pour disperser les participants avant même que les échanges ne commencent. Une intervention qui a laissé un goût amer et renforcé la frustration des parents mobilisés.

Peu avant la dispersion, M. Zaim, parent d’élève, a rappelé que la démarche visait avant tout à dénoncer une réforme jugée précipitée et imposée sans concertation. Le conseiller juridique du collectif, Dr Ibraza Oumar, a pour sa part évoqué une atteinte aux droits fondamentaux liés à l’éducation et à la liberté d’expression, garantis par les conventions internationales ratifiées par l’Union des Comores.

Déterminé à poursuivre son action, le collectif annonce l’envoi d’un nouveau courrier au préfet afin d’obtenir l’autorisation d’un sit-in le 10 janvier 2026, à la place publique Mzigajou. Les parents rappellent que les établissements privés disposent d’une autonomie pédagogique reconnue par la loi et estiment qu’imposer un bulletin unique sans concertation relève d’une décision unilatérale qu’ils entendent contester.

IBM

En 2016, une maman a déposé une importante quantité d’or à La Meck Moroni en garantie d’un prêt. Après avoir intégralement remboursé ce prêt, l’or aurait dû lui être restitué, mais il a été volé. L’institution a reconnu sa responsabilité, mais depuis, elle garde un silence troublant. Aucun geste de réparation n’a été fait. Méfiez-vous : cette structure n’est pas digne de confiance.

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