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Variole du singe à Madagascar : l’alerte régionale qui oblige les Comores à agir

 

La réunion tenue le 5 janvier entre le ministère comorien de la Santé, l’OMS et l’UNICEF ne s’inscrit pas dans une simple démarche de précaution abstraite. Elle répond à une situation régionale précise et récente, marquée par l’apparition de cas confirmés de variole du singe, aujourd’hui appelée Mpox, à Madagascar à la fin du mois de décembre 2025.

Selon les informations rendues publiques par les autorités malgaches et relayées par plusieurs médias de la région, les premiers cas confirmés ont été détectés dans la ville de Mahajanga autour du 30 et 31 décembre. Cette annonce a immédiatement suscité une mobilisation sanitaire locale, avec un renforcement des mesures de prévention et de surveillance dans certains lieux collectifs, notamment dans le milieu éducatif. Même si l’ampleur de la situation à Madagascar reste limitée à ce stade, la confirmation officielle de cas a suffi à replacer la Mpox au centre des préoccupations sanitaires dans tout l’espace de l’océan Indien.

Pour les Comores, cette alerte malgache constitue le déclencheur le plus direct des mesures engagées début janvier. Les deux pays entretiennent des échanges réguliers, qu’ils soient familiaux, commerciaux ou liés aux déplacements maritimes et aériens. Dans ce contexte, la survenue de cas confirmés sur une île voisine représente un risque potentiel d’introduction du virus, même en l’absence de cas déclarés sur le territoire comorien. C’est cette logique de prévention du risque importé qui a conduit les autorités sanitaires à élever le niveau de vigilance.

Dès le 31 décembre 2025, une première réunion technique s’est tenue aux Comores afin d’évaluer la situation régionale et d’anticiper les mesures à prendre. Le sujet a rapidement été porté au niveau gouvernemental, notamment lors d’échanges en Conseil des ministres, où la situation épidémiologique observée à Madagascar a été présentée comme un facteur de préoccupation nécessitant une préparation renforcée. La mise en place d’un dispositif de suivi et la mobilisation des partenaires internationaux s’inscrivent dans cette continuité.

Au-delà du seul cas malgache, cette vigilance s’explique aussi par un contexte africain plus large. Depuis 2023, la Mpox circule de manière persistante dans plusieurs pays d’Afrique centrale et de l’Est, avec des flambées récurrentes et des transmissions communautaires documentées. Cette circulation prolongée du virus, combinée à l’intensification des mobilités régionales, maintient un niveau d’alerte constant pour les systèmes de santé, en particulier dans les pays insulaires où les capacités hospitalières sont plus limitées.

La réunion du 5 janvier entre le ministère de la Santé, l’OMS et l’UNICEF s’inscrit donc dans une démarche de préparation structurée. Les échanges ont porté sur la surveillance épidémiologique, la capacité de détection précoce, l’organisation de la prise en charge des cas éventuels, ainsi que sur la coordination entre les différents services concernés, notamment aux points d’entrée du territoire. L’objectif affiché n’est pas de répondre à une crise déjà installée, mais d’éviter qu’une situation observée chez un voisin proche ne se transforme en épidémie locale.

Dans ce cadre, certaines mesures ciblant les voyageurs en provenance de Madagascar ont également été évoquées publiquement, illustrant la volonté des autorités de contrôler en priorité le risque d’importation. Ces annonces devront être précisées par des textes officiels, mais elles témoignent déjà d’une stratégie fondée sur l’anticipation plutôt que sur la réaction tardive.

En somme, la mobilisation comorienne face à la Mpox repose sur un enchaînement clair d’événements : la confirmation récente de cas à Madagascar, la persistance de la maladie dans plusieurs pays africains, et la nécessité de protéger une population insulaire exposée aux échanges régionaux. La réunion du 5 janvier marque ainsi une étape de préparation et de coordination, visant à renforcer la capacité du pays à détecter, prévenir et contenir rapidement toute éventuelle introduction du virus.

Said Hassan Oumouri 

En 2016, une maman a déposé une importante quantité d’or à La Meck Moroni en garantie d’un prêt. Après avoir intégralement remboursé ce prêt, l’or aurait dû lui être restitué, mais il a été volé. L’institution a reconnu sa responsabilité, mais depuis, elle garde un silence troublant. Aucun geste de réparation n’a été fait. Méfiez-vous : cette structure n’est pas digne de confiance.

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