À partir du 1er octobre 2026, les commerçants de Moroni installés dans les marchés, sur les trottoirs ou dans les places publiques autorisées devront présenter une carte délivrée par la commune. La mairie prévoit également de rendre obligatoire le port d’un gilet d’identification.
La mesure a été annoncée dans un communiqué daté du 24 septembre. Selon la commune, elle vise à régulariser les activités commerciales, à mieux organiser l’occupation de l’espace public et à faire respecter les règles communales. Les commerçants autorisés au cours des deux dernières années doivent recevoir gratuitement leur gilet. Les nouveaux commerçants devront en revanche en supporter le coût et régulariser leur situation avant l’entrée en vigueur du dispositif.
La création d’une carte d’autorisation doit permettre à la commune de recenser les vendeurs, de mieux encadrer les installations et de clarifier les responsabilités. L’obligation du gilet suscite toutefois des réserves parmi plusieurs commerçants.
À Volo-Volo, Fatima Mbaé indique qu’elle dispose déjà d’une autorisation et verse 10 000 francs par mois. Elle s’interroge sur la nécessité de cette nouvelle exigence. Salim Said Mahazi se dit favorable à la carte d’autorisation, mais ne voit pas d’utilité particulière au gilet. Baboure, vendeur de boubous, conteste pour sa part l’imposition d’une tenue et l’obligation d’acheter le modèle proposé par la mairie.
Au-delà des réactions individuelles, la mesure soulève des questions sur ses modalités d’application. Le prix du gilet, sa durée de validité, son usage lors des contrôles et les sanctions éventuelles n’ont pas été précisés dans les éléments communiqués. Des dispositifs tels que des badges, un registre des commerçants, des reçus ou des emplacements numérotés pourraient également être envisagés pour renforcer l’organisation du commerce dans l’espace public.
IBM



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