La polémique enfle entre Houmed Msaidié, ancien ministre et conseiller du président Azali Assoumani, et Mansour Kamardine, ancien député de Mayotte, après une sortie très remarquée de ce dernier sur la chaîne Infokwezi.
Invité sur la télévision frontiste, Mansour Kamardine s’est livré à une déclaration qui a immédiatement provoqué l’indignation du camp comorien :
« Les Mahorais n’étaient ni Anjouanais ni Mohéliens. Les Mahorais étaient des Français », a-t-il affirmé, en réaction aux prises de position de conseillers du président comorien sur la question de Mayotte.
Une déclaration perçue comme une négation pure et simple de l’histoire de l’archipel, alors que Mayotte demeure une île comorienne sous administration française depuis l’indépendance des 4 îles , conformément aux résolutions des Nations unies.
En réaction, Houmed Msaidié a choisi l’ironie mordante. Sur le réseau social X, l’ancien ministre s’est ouvertement moqué de Mansour Kamardine, qui s’autoproclame désormais « président de la République de Mayotte » et s’emballe autour des perspectives pétrolières de l’île.
« Mansour Kamardine, “président de la République de Mayotte”, sur la télé frontiste Kwezi s’excite sur les hydrocarbures. On lui souhaite bonne chance sur les quatre blocs bordant l’île. Il ne faut pas oublier les voisins, Monsieur le président », a-t-il lancé avec sarcasme.
Pour Houmed Msaidié, ces déclarations relèvent d’« une espèce de double discours, d’une malhonnêteté intellectuelle », accusant Kamardine de manipuler l’histoire et le droit international à des fins politiques.
Derrière cette passe d’armes verbale se joue un enjeu majeur , celui de la souveraineté des Comores sur Mayotte et sur ses ressources maritimes. Une question explosive que certains responsables mahorais semblent vouloir instrumentaliser au mépris des réalités historiques et géopolitiques.
IBM


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