La rentrée scolaire révèle de sérieuses fragilités à Ndzuani. La tournée menée la semaine dernière dans 43 des 45 établissements secondaires de l’île a mis en évidence un déficit d’enseignants et de salles de classe, malgré des effectifs d’élèves importants.
Présentant vendredi le bilan à Al-watwan, Attoumane Houmadi a pointé des besoins particulièrement marqués en anglais, en arabe et dans les disciplines scientifiques. Le primaire souffre également d’un manque d’enseignants. Certains élèves, eux, ne rejoignent leur établissement que plusieurs jours après la rentrée.
Pour maintenir les cours, la direction régionale procède à des redéploiements, en concertation avec l’inspection générale de l’Éducation nationale, dans l’attente des affectations ministérielles. La mobilisation repose aussi sur des enseignants acceptant davantage d’heures : l’un d’eux assure ainsi 28 heures hebdomadaires au collège.
Le responsable se veut rassurant sur le respect du calendrier scolaire. Des échanges avec les équipes éducatives, les familles et les maires ont également accompagné la tournée.
Sur le volet des infrastructures, plusieurs chantiers sont engagés, notamment à Mirontsy, Moya, Mutsamudu et Domoni. Le projet Rehema prévoit par ailleurs la réhabilitation de 85 établissements à l’échelle nationale. À Ndzuani, l’enjeu reste de transformer ces programmes en capacités d’accueil adaptées aux besoins des élèves.
IBM



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