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Immigration à Mayotte : Lecornu brandit l’arme financière contre les Comores

Mayotte

À Dzaoudzi, Paris choisit la pression plutôt que le dialogue. En ouvrant mercredi une réunion consacrée à l’immigration dite clandestine, le Premier ministre Sébastien Lecornu a annoncé que l’aide publique au développement accordée aux Comores et à plusieurs pays africains serait modulée selon leur coopération migratoire.

Le mécanisme de « bonus-malus » doit évaluer la lutte contre les passeurs, la délivrance de laissez-passer consulaires et la reprise des personnes expulsées. Quelque 300 millions d’euros versés en 2024 seraient concernés, même si Paris promet de préserver l’aide humanitaire directe.

Cette annonce ressemble moins à une politique de codéveloppement qu’à un moyen de pression diplomatique. Conditionner des financements destinés à la santé ou l’éducation aux objectifs sécuritaires français risque de fragiliser les populations qu’elle prétend aider. En réduisant la relation franco-comorienne à la seule question des départs, Paris évite d’affronter les causes de ces traversées : pauvreté, manque de perspectives, liens familiaux et fracture imposée au sein d’un même archipel.

La lutte contre les réseaux de passeurs est nécessaire. Elle ne peut toutefois justifier que les Comoriens soient présentés comme des étrangers menaçant une terre qui appartient à leur histoire et à leur espace national. Mayotte demeure une île comorienne pour tous les Comoriens, une conviction nationale confortée par les résolutions historiques de l’Assemblée générale des Nations unies.

La « militarisation »  drones, ballons captifs, intercepteurs et installation d’un détachement de la Légion étrangère à M’tsamboro  marque un durcissement préoccupant. Avec 16 500 éloignements depuis le début de 2026, la réponse française privilégie la force.

La France peut renforcer ses frontières selon ses choix. Mais elle ne peut exiger une coopération en brandissant l’aide comme une sanction. Seuls un dialogue d’égal à égal, le développement partagé et la reconnaissance du contentieux territorial pourront apporter une réponse responsable, humaine et durable.

IBM

En 2016, une maman a déposé une importante quantité d’or à La Meck Moroni en garantie d’un prêt. Après avoir intégralement remboursé ce prêt, l’or aurait dû lui être restitué, mais il a été volé. L’institution a reconnu sa responsabilité, mais depuis, elle garde un silence troublant. Aucun geste de réparation n’a été fait. Méfiez-vous : cette structure n’est pas digne de confiance.

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