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Hoani : l’avancée de la mer menace une route vitale et inquiète les habitants

À Hoani, dans la commune de Mwambasa, la mer grignote chaque jour un peu plus le littoral. Au quartier de Nyambo, point de départ des petites embarcations vers Shindini, l’érosion s’est accélérée, mettant en péril des infrastructures essentielles et la sécurité des habitants.

La digue de protection construite en 2009 par les villageois, avec l’appui technique de l’ancien gouverneur de Mwali, Mohamed Ali Saïd, avait pour objectif de freiner l’érosion côtière. Mais depuis plusieurs années, les vagues ont progressivement endommagé l’ouvrage, aujourd’hui fortement fragilisé.

Désormais, l’océan atteint la route principale reliant Hoani à la commune de Mwambao. Dans la nuit du lundi 5 janvier, la puissance des vagues a provoqué la panique : certains habitants ont même envisagé d’abandonner leurs maisons. Lors d’un constat sur place, mardi matin, la mer avait avancé de plus de dix mètres, menaçant sérieusement de couper la route en deux.

Autre source d’inquiétude : le dépôt d’hydrocarbures situé à proximité. En cas de contact direct avec la mer, cette infrastructure deviendrait inutilisable et représenterait un risque majeur pour la zone.

« J’appelle les autorités locales et nationales à venir constater elles-mêmes les dégâts. Si rien n’est fait, la route risque de disparaître », alerte Mohamed Saïd, habitant de Nyambo, rappelant que la période actuelle de kashkazi rend la mer particulièrement agitée.

La digue, financée en grande partie grâce aux taxes perçues sur les voyageurs en partance vers Ngazidja, avait commencé à se dégrader dès 2022. Beaucoup d’habitants s’interrogent aujourd’hui sur l’utilisation de ces ressources, qu’ils estiment devoir être prioritairement consacrées à la protection du littoral.

Face à l’urgence, les habitants appellent à une intervention rapide et durable pour sécuriser la route et préserver Hoani de l’avancée inexorable de la mer.
IBM

En 2016, une maman a déposé une importante quantité d’or à La Meck Moroni en garantie d’un prêt. Après avoir intégralement remboursé ce prêt, l’or aurait dû lui être restitué, mais il a été volé. L’institution a reconnu sa responsabilité, mais depuis, elle garde un silence troublant. Aucun geste de réparation n’a été fait. Méfiez-vous : cette structure n’est pas digne de confiance.

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