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Elhad Saïd El-Amin, de Lens à la Belgique : un profil à suivre pour les Cœlacanthes

 

Son nom est encore peu connu du grand public comorien. Pourtant, à seulement 23 ans, Elhad Saïd El-Amin possède déjà un parcours qui mérite qu’on s’y intéresse. Passé très jeune par le centre de formation du RC Lens, puis par Châteauroux et différentes expériences en France et à l’étranger, l’ailier poursuit aujourd’hui son chemin en Belgique avec le Crossing Schaerbeek.

Un parcours qui n’a rien d’une ligne droite, mais qui pourrait justement rendre son profil intéressant à observer du côté des Cœlacanthes.

Repéré très jeune par le RC Lens

Elhad Saïd El-Amin est né le 23 mai 2003. Attaché à Mayotte et notamment à Bandrélé, d’où est originaire sa famille, il commence le football très jeune.

Son potentiel lui ouvre rapidement les portes d’un environnement particulièrement réputé dans la formation française : le RC Lens.

Il rejoint le club nordiste autour de l’âge de 11 ans et y effectue une grande partie de sa formation. Pendant plusieurs années, il gravit les catégories de jeunes lensoises jusqu’à atteindre les U19.

Ce passage est probablement l’un des éléments les plus intéressants de son parcours. Lens possède depuis longtemps une importante tradition de formation et Elhad Saïd a donc passé plusieurs années dans un environnement particulièrement exigeant.

Sa progression intervient toutefois dans une période compliquée pour toute une génération de jeunes joueurs. Au moment où il approche du football senior, la crise du Covid provoque l’arrêt de nombreuses compétitions amateurs et de jeunes.

Il quitte finalement Lens sans parvenir à s’installer au plus haut niveau avec son club formateur.

Une nouvelle chance à Châteauroux

En 2022, alors âgé de 18 ans, Elhad Saïd El-Amin tente de relancer sa progression du côté de La Berrichonne de Châteauroux.

Selon les informations publiées à cette époque, le joueur effectue une période d’essai avant d’intégrer le club. Il évolue avec les jeunes tout en se rapprochant progressivement du football senior.

Son profil commence alors à se dessiner clairement : un joueur offensif capable d’évoluer sur les deux ailes, avec notamment la vitesse et la percussion parmi les qualités mises en avant.

Mais comme pour beaucoup de jeunes issus de centres de formation professionnels, le passage du football de jeunes au monde senior constitue l’étape la plus difficile.

La suite de son parcours le conduit ainsi vers différents clubs et niveaux du football français. Plusieurs bases spécialisées mentionnent notamment des passages par la Métropole Troyenne puis l’US Vimy.

Des expériences moins médiatisées que Lens, mais qui témoignent également d’une réalité du football professionnel : tous les joueurs formés dans les grands centres n’accèdent pas immédiatement au plus haut niveau. Certains doivent passer par plusieurs étapes avant de trouver leur place.

Une expérience en Espagne avant la Belgique.Elhad Saïd El-Amin tente ensuite une aventure à l’étranger.Son nom apparaît notamment du côté du Rayo Vallecano, en Espagne. Son passage dans l’environnement du club madrilène constitue une nouvelle expérience dans son parcours, même s’il convient d’être prudent : les informations disponibles ne permettent pas de le présenter comme un joueur ayant évolué avec l’équipe première du Rayo en Liga.

C’est pourquoi il est plus juste de parler d’un passage au sein du club ou de son environnement sportif sans lui attribuer une expérience au plus haut niveau espagnol qui n’est pas établie.

En septembre 2026, une nouvelle étape commence.

Le Crossing Schaerbeek annonce officiellement son arrivée en Belgique.

Le club présente alors Elhad Saïd El-Amin comme un renfort offensif capable d’évoluer sur les deux côtés du terrain. À 23 ans, le joueur entre désormais dans une période importante de sa carrière : celle où les performances chez les seniors vont progressivement prendre le dessus sur le CV de formation.

Un profil à observer pour les Comores

Et c’est là que son parcours peut commencer à intéresser davantage le football comorien.

Les Cœlacanthes ont considérablement développé leur travail de détection des joueurs évoluant en France et dans différents championnats européens. Dans cette logique, suivre des profils encore jeunes et disposant d’une formation intéressante peut permettre d’élargir progressivement le vivier disponible.

Cela ne signifie évidemment pas qu’un passage par Lens ou une expérience à l’étranger suffisent pour prétendre immédiatement à une place en sélection.

À 23 ans, Elhad Saïd El-Amin doit désormais surtout parler sur le terrain.

Temps de jeu, régularité, progression, buts, passes décisives et capacité à s’imposer durablement dans le football senior permettront de mesurer plus précisément son niveau et son potentiel.

Mais son parcours présente suffisamment d’éléments pour justifier qu’on garde un œil sur lui.

Formé plusieurs années à Lens, passé ensuite par différentes étapes en France, parti chercher de nouvelles expériences à l’étranger et désormais installé en Belgique, Elhad Saïd El-Amin continue de construire sa carrière.

Et parfois, certains joueurs arrivent plus tard que d’autres au plus haut niveau.

Pour le football comorien, il n’est donc pas question aujourd’hui d’en faire déjà un futur international, mais simplement de ne pas perdre son évolution de vue.

À lui désormais de faire parler le terrain.

Elhad Saïd El-Amin, 23 ans : un parcours à suivre et peut-être, demain, une carte supplémentaire à disposition des Cœlacanthes.

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