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Dix conteneurs de riz détournés par des militaires : un préjudice de 135 millions pour un ONICOR en difficulté

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Un préjudice estimé à 135 millions de francs comoriens frappe l’Office national d’importation et de commercialisation du riz (ONICOR), déjà fragilisé financièrement. Selon les informations rapportées à Comoresinfos, des militaires chargés de surveiller les magasins de stockage du site de la PAM, dans le quartier de la Coulée, à Moroni, sont soupçonnés d’avoir dérobé puis revendu l’équivalent de dix conteneurs de riz.

Les prélèvements auraient été effectués progressivement, en plusieurs opérations, avant que des agents de l’ONICOR ne constatent une diminution anormale des stocks. Le montant du préjudice est attribué à une estimation de l’office. Selon ces mêmes informations, les militaires mis en cause ont été arrêtés. Leur nombre, la période exacte des faits et les modalités de revente restent à préciser.

Pour l’ONICOR, cette affaire survient dans une période financière particulièrement difficile. En novembre 2025, La Gazette des Comores faisait état de cinq mois d’arriérés de salaire et décrivait une entreprise endettée, peinant à honorer ses engagements envers ses clients. (lagazettedescomores.com⁠)

Dans nos colonnes, nous rapportions également, le 6 avril 2026, la colère de commerçants venus manifester devant le siège de l’office. Ils dénonçaient des avances versées pour des commandes de riz jamais livrées et réclamaient leur remboursement. Selon leurs témoignages, plus d’un milliard de francs comoriens étaient en jeu. (comoresinfos.net⁠)

La disparition de ces stocks risque donc d’aggraver une situation déjà préoccupante. Elle soulève aussi une question : comment des marchandises ont-elles pu être soustraites à plusieurs reprises dans des entrepôts placés sous surveillance militaire ?

Au-delà des arrestations, l’enjeu sera de récupérer les sommes perdues. L’armée comorienne remboursera-t-elle l’ONICOR ? À ce stade, nous ne disposons d’aucun élément permettant de l’affirmer. Les responsabilités devront être établies, tout comme les circuits de revente. Pour l’office, déjà confronté aux difficultés de trésorerie et aux réclamations de ses clients, la question de la réparation reste entière.

IBM

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