En ce moment

Disparition d’un compagnon fidèle d’Ali Soilih : Aboudou Mohamed Youssouf s’est éteint

 

Une figure discrète mais importante de l’histoire politique comorienne vient de disparaître. Aboudou Mohamed Youssouf, compagnon fidèle d’Ali Soilih et acteur engagé de la période révolutionnaire, est décédé à la fin du mois de février, laissant derrière lui le souvenir d’un homme de conviction, d’aventure et de fidélité à ses idéaux.

Né le 27 mai 1937 à Moroni, Aboudou Mohamed Youssouf a grandi entre les Comores et Madagascar, où il passa une grande partie de son enfance et de sa jeunesse. Très tôt confronté aux réalités de la période coloniale, il forgea un caractère déterminé et indépendant. À seulement seize ans, animé par le désir d’émancipation et de découverte du monde, il s’engagea dans la Marine française, une décision qui allait marquer profondément le reste de sa vie.

Marin courageux et discipliné, il parcourut pendant de nombreuses années les océans du globe. De la mer Rouge au Pacifique, jusqu’aux rivages lointains de la Polynésie française, ses voyages firent de lui un homme ouvert sur le monde, attentif aux cultures et aux réalités des peuples qu’il rencontrait. Ces expériences nourrirent en lui une réflexion profonde sur les inégalités entre les nations et sur le destin de son pays natal.

Malgré les années passées loin de sa terre, Aboudou Mohamed Youssouf resta toujours profondément attaché à ses racines et à sa famille. Après avoir veillé à offrir à sa mère des conditions de vie dignes, il quitta la mer, s’installa un temps en France, avant de faire le choix de revenir définitivement aux Comores. Ce retour marqua un tournant majeur dans sa vie : celui de l’engagement politique et social.

À la veille de l’indépendance et durant les années qui suivirent, alors que l’archipel connaissait de profondes transformations politiques, il participa aux cercles d’intellectuels, d’étudiants et de militants qui réfléchissaient à l’avenir du pays. Ami fidèle d’Ali Soilih, il mit son énergie, ses moyens et son expérience au service du projet de transformation porté par la révolution soilihiste. Sans rechercher la lumière ni les honneurs, il œuvra souvent dans l’ombre, convaincu que l’action concrète comptait davantage que les discours.

 

Tout au long de sa vie, Aboudou Mohamed Youssouf se distingua par son sens du devoir et sa générosité. Il soutint sa famille, aida des étudiants et contribua à plusieurs initiatives visant à accompagner le développement de son pays. Ceux qui l’ont connu évoquent un homme de caractère, profondément attaché à la justice et animé par une volonté constante de servir.Avec sa disparition, c’est aussi la mémoire d’une génération engagée pour transformer les Comores qui s’efface peu à peu. Son parcours, de marin parcourant le monde à acteur discret de la vie politique comorienne, restera une source d’inspiration pour les générations futures.

Aboudou Mohamed Youssouf laisse derrière lui le souvenir d’un père, d’un grand-père, d’un compagnon et d’un citoyen fidèle à ses convictions. Qu’il repose en paix. Son histoire et son engagement continueront de vivre dans la mémoire de ceux qui l’ont connu et dans celle de la nation comorienne.

ANTUF Chaharane 

En 2016, une maman a déposé une importante quantité d’or à La Meck Moroni en garantie d’un prêt. Après avoir intégralement remboursé ce prêt, l’or aurait dû lui être restitué, mais il a été volé. L’institution a reconnu sa responsabilité, mais depuis, elle garde un silence troublant. Aucun geste de réparation n’a été fait. Méfiez-vous : cette structure n’est pas digne de confiance.

Soyez le premier à réagir

Réagissez à cet article

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.


*


error: Content is protected !!