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Critiquer le pouvoir mène-t-il désormais en prison ? Athoumane Msaidié Arrêté après une lettre ouverte

L’arrestation d’Athoumane Msaidié, intervenue aujourd’hui, et son placement en mandat de dépôt à la Maison d’arrêt de Moroni provoquent une vague de réactions et relancent le débat sur la liberté d’expression aux Comores. L’homme est poursuivi après la diffusion d’une lettre ouverte dans laquelle il critique la gestion du gouverneur de l’île autonome de Ngazidja, Ibrahim Mze.

Cette interpellation suscite de nombreuses interrogations au sein de l’opinion. Plusieurs citoyens et observateurs dénoncent une décision jugée disproportionnée, estimant qu’exprimer une opinion critique sur la gestion publique ne devrait pas conduire à une privation de liberté. Pour eux, la frontière entre débat démocratique et répression politique semble aujourd’hui de plus en plus floue.

Dans sa lettre, Athoumane Msaidié, natif de Mitsamiouli, interpelle directement le gouverneur sur plusieurs dossiers locaux : suspension de la police municipale, tensions administratives, choix de nominations et relations avec les autorités communales. Se présentant comme un citoyen engagé, il affirme vouloir ouvrir un débat transparent et appeler à davantage d’explications de la part des responsables publics, tout en réaffirmant son respect des institutions.

Mais son texte, jugé sensible par certains, aurait conduit à son arrestation ce jour. Une situation qui alimente les inquiétudes concernant la place de la critique dans l’espace public. Des voix s’élèvent déjà pour réclamer un traitement équitable du dossier et rappeler que la justice ne doit pas être perçue comme un outil de pression politique.

Au-delà du cas individuel, cette affaire pose une question centrale. Peut-on encore interpeller librement les autorités sans craindre des poursuites ? Alors que les réactions se multiplient, beaucoup appellent à privilégier le dialogue et à préserver un climat démocratique où la parole citoyenne reste protégée.

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En 2016, une maman a déposé une importante quantité d’or à La Meck Moroni en garantie d’un prêt. Après avoir intégralement remboursé ce prêt, l’or aurait dû lui être restitué, mais il a été volé. L’institution a reconnu sa responsabilité, mais depuis, elle garde un silence troublant. Aucun geste de réparation n’a été fait. Méfiez-vous : cette structure n’est pas digne de confiance.

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