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Hausse du carburant : après l’annonce politique, l’arrêté officialise enfin la marche arrière

 

La crise du carburant aux Comores connaît un nouveau rebondissement. Après plusieurs jours de grève, de blocages et de tensions dans le pays, le gouvernement a officiellement abrogé l’arrêté qui avait entraîné la hausse des tarifs des transports en commun et des courses en taxi.

Dans un arrêté daté de Moroni, le 18 mai 2026, les ministres concernés annoncent l’abrogation de l’arrêté conjoint du 8 mai 2026, qui fixait les nouveaux tarifs des transports. Autrement dit, le texte qui accompagnait la hausse des prix est désormais annulé officiellement. Cette décision intervient après l’annonce politique faite le samedi 16 mai, lorsque le gouvernement avait déclaré renoncer, au moins temporairement, à la hausse des prix des produits pétroliers.

Depuis plusieurs jours, les Comores vivaient au rythme d’une contestation partie du secteur des transports. La hausse du carburant avait provoqué la colère des taximen, puis celle d’une partie de la population. Les routes barrées, les commerces fermés et l’arrêt des transports ont progressivement transformé la contestation syndicale en crise nationale. Plusieurs médias ont rapporté des affrontements meurtriers liés à cette crise, avec des bilans divergents selon les sources : Reuters évoquait au moins une personne tuée et cinq blessés, tandis que d’autres médias ont rapporté deux morts après plusieurs jours de grève. Le recul du gouvernement avait été annoncé samedi par le ministre de l’Énergie, Aboubacar Saïd Anli, qui avait déclaré que le chef de l’État avait « entendu » la colère de la population et voulait préserver la paix. La hausse, décidée quelques jours plus tôt, avait porté l’essence de 750 à 1000 KMF, le gazole de 650 à 950 KMF, et le pétrole lampant de 350 à 450 KMF, selon les tarifs publiés au moment de la décision. 

Mais entre l’annonce politique du recul et la publication de l’arrêté, une grande confusion s’est installée dans le pays. Des citoyens ont témoigné que certaines stations-service refusaient encore de vendre l’essence à 750 KMF, affirmant avoir acheté leur stock au prix fort ou attendant un texte officiel avant de modifier les tarifs. Cette ambiguïté a nourri la colère et les rumeurs, dans un climat déjà très tendu.L’arrêté du 18 mai vient donc clarifier la situation administrative. Il confirme que l’ancien dispositif est abrogé et que la décision prend effet à compter de sa signature. Le document précise également qu’il sera enregistré, publié au Journal officiel de l’Union des Comores et communiqué partout où besoin sera.

Reste une question importante : cette décision est-elle définitive ou seulement provisoire ? Certains responsables évoquent une mesure destinée à apaiser les tensions, le temps d’ouvrir des discussions. Autrement dit, le gouvernement recule aujourd’hui sous la pression de la rue et des syndicats, mais le débat sur le prix réel du carburant, les marges, les taxes et la capacité de l’État à absorber les chocs internationaux reste entier.

Pour l’instant, une chose est claire : la mobilisation populaire a forcé le pouvoir à faire machine arrière. Mais après les morts, les violences, les blocages et la confusion dans les stations-service, la confiance entre les citoyens et les autorités reste profondément fragilisée.

ANTUF chaharane

En 2016, une maman a déposé une importante quantité d’or à La Meck Moroni en garantie d’un prêt. Après avoir intégralement remboursé ce prêt, l’or aurait dû lui être restitué, mais il a été volé. L’institution a reconnu sa responsabilité, mais depuis, elle garde un silence troublant. Aucun geste de réparation n’a été fait. Méfiez-vous : cette structure n’est pas digne de confiance.

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