L’arrestation d’Ahmed Kiko intervient après une plainte pour menaces de mort visant le journaliste Oubeid Mchangama , cet homme connu pour être très proche du gouverneur de Ngazidja a finalement été remis en liberté ce vendredi soir, alors que sa garde à vue devait se poursuivre. Une décision qui interroge et qui alimente les soupçons d’intervention de haut niveau.
Dans un pays où de nombreux citoyens peuvent rester plusieurs jours en garde à vue pour des faits parfois bien moins graves, cette libération rapide surprend. Les menaces de mort contre un journaliste constituent pourtant un acte particulièrement sérieux, d’autant plus lorsque la victime exerce son métier d’informer. La question est donc simple. Pourquoi Ahmed Kiko a-t-il bénéficié d’un traitement aussi rapide ?
Plusieurs sources évoquent l’intervention d’une personnalité très influente qui aurait exercé des pressions pour obtenir cette remise en liberté. Si ces soupçons se confirmaient, ils constitueraient un signal inquiétant quant à l’égalité des citoyens devant la loi. Car dans de nombreuses affaires similaires, d’autres justiciables passent plusieurs jours en garde à vue sans bénéficier d’un tel traitement de faveur. Comme par exemple Désiré, le journaliste Abilissi et d’autres personnes..
Quelques heures seulement après sa sortie, Ahmed Kiko est apparu en direct sur les réseaux sociaux depuis Mitsamihouli. Pour beaucoup, ce geste a été perçu comme une forme de défi ou de provocation, alors même qu’il est accusé d’avoir menacé la vie d’un journaliste.
Selon nos sources , Ahmed Kiko devrait être présenté devant un juge le lundi 16 mars au tribunal de Moroni. Mais d’ici là, une question reste dans toutes les têtes, qui a pesé pour qu’il soit libéré aussi vite ?
IBM


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