Un nouveau cap semble s’ouvrir pour l’agriculture comorienne. Jeudi dernier à Moroni, les résultats du deuxième Recensement Général de l’Agriculture (RGA-2) ont été présentés au président Azali Assoumani, marquant une étape importante après près de vingt ans sans données actualisées.
Cette vaste opération statistique vise à combler un manque structurel longtemps dénoncé comme un frein à l’efficacité des politiques publiques. Pour les partenaires internationaux, ces résultats constituent un outil décisif. La Banque mondiale évoque un moment « historique », estimant que ces données permettront de mieux orienter les investissements dans un secteur clé. La FAO a, de son côté, salué l’engagement des autorités et le travail technique mené par l’INSEED.
Les premiers enseignements confirment une réalité bien ancrée : près de 70 % de la population comorienne vit en milieu rural. Le recensement met également en évidence une amélioration relative des infrastructures de base, avec plus de 75 % jugées en bon état, malgré des disparités entre territoires.
Pilier de l’économie nationale, l’agriculture concentre des enjeux majeurs en matière d’emploi et de sécurité alimentaire. Grâce au RGA-2, les autorités disposent désormais d’indicateurs fiables pour structurer les filières. Le chef de l’État a appelé à transformer ces données en actions concrètes, notamment pour moderniser durablement le secteur.
IBM


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