Cinq mois après les manifestations contre la hausse des prix du carburant aux Comores, la solidarité continue de s’organiser autour de la famille d’Attoumani Saïd, l’une des deux victimes des affrontements survenus à Anjouan en mai dernier. Père de huit enfants, il avait perdu la vie à l’âge de 39 ans, laissant derrière lui une épouse et une famille confrontée à une douloureuse épreuve.
Aujourd’hui, une initiative citoyenne tente d’apporter une aide concrète à ses proches : construire une maison pour sa veuve et ses huit enfants.
Un drame qui avait bouleversé les Comores
Pour rappel, en mai 2026, une importante mobilisation populaire avait éclaté dans l’archipel après l’annonce d’une forte augmentation des prix des carburants. Les manifestations avaient dégénéré en affrontements avec les forces de l’ordre, particulièrement à Anjouan.
Deux personnes avaient perdu la vie, dont Attoumani Saïd, originaire de Pagé. Ces événements avaient profondément marqué la population et conduit le gouvernement à suspendre temporairement la hausse des prix du carburant.
Mais derrière les bilans et les décisions politiques, des familles continuent de vivre avec les conséquences de ces journées tragiques.
Une maison pour redonner espoir à huit enfants
Quelques mois après le drame, un appel à la solidarité a été lancé afin de construire une maison destinée à la famille d’Attoumani Saïd.
Grâce à la mobilisation de plusieurs associations, d’ONG et de particuliers, notamment à l’engagement de Yassna Attoumani, le projet commence à prendre forme.
Selon les organisateurs de cette initiative, environ 35 % des travaux ont déjà été réalisés.
Une avancée encourageante, mais encore insuffisante pour permettre à cette famille de disposer d’un logement achevé.
Un nouvel appel à la générosité
Les initiateurs du projet lancent aujourd’hui un nouvel appel aux Comoriens, dans l’archipel comme dans la diaspora, pour poursuivre les travaux.
« Nous ne pouvons pas ramener leur papa, mais nous pouvons leur offrir un foyer et de l’espoir pour demain », rappellent-ils dans leur message.
L’objectif est désormais de réunir les moyens nécessaires pour terminer les 65 % de travaux restants.
Cette initiative rappelle que, derrière les grandes mobilisations sociales, il existe des drames humains dont les conséquences se prolongent bien après le retour au calme.
Pour cette veuve et ses huit enfants, la construction de cette maison représente bien plus qu’un simple chantier : c’est la possibilité de retrouver une certaine stabilité après la disparition brutale du père de famille.
Les organisateurs invitent toutes les personnes souhaitant contribuer à cette initiative à prendre contact avec eux.
Contacts WhatsApp communiqués pour participer :
📞 +269 328 58 88
📞 +269 321 05 87
Cinq mois après les événements tragiques d’Anjouan, la mobilisation se poursuit. Si la vie d’Attoumani Saïd ne peut être rendue à sa famille, la solidarité peut contribuer à construire un avenir plus stable pour ses huit enfants.
ANTUF chaharane



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