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Agression sexuelle sur une fillette de 4 ans : 17 ans de réclusion criminelle

 

La Cour d’assises de Moroni a condamné, mardi 13 octobre, Saïd Ahamada à 17 ans de réclusion criminelle pour l’agression sexuelle d’une fillette âgée de 4 ans. La justice a également accordé deux millions de francs comoriens de dommages-intérêts à la partie civile.

Les faits remontent au 17 février 2026, à Bweni ya Washili. L’homme, âgé d’une soixantaine d’années, était un proche de la famille et connaissait personnellement le père de l’enfant. Au cours de son procès, il a reconnu les faits, tout en affirmant qu’il se trouvait sous l’emprise de l’alcool et qu’il ne se souvenait pas précisément de ce qui s’était passé.

Cet argument n’a pas convaincu la Cour. Le parquet général avait requis une peine de 15 ans de réclusion criminelle, en insistant notamment sur le très jeune âge de la victime, sa vulnérabilité et la relation de confiance qui existait entre l’accusé et sa famille. Les juges sont finalement allés au-delà des réquisitions en prononçant une peine de 17 ans.

En raison de ses problèmes de santé, le condamné a toutefois été autorisé à recevoir des soins dans un établissement hospitalier local pendant l’exécution de sa peine.

Cette condamnation intervient pendant une session particulièrement chargée de la Cour d’assises de Moroni. Selon Al-Watwan, plus de la moitié des affaires inscrites concernent des agressions sexuelles. Plusieurs condamnations lourdes ont déjà été prononcées depuis l’ouverture de cette session.

Ces verdicts montrent une volonté de sanctionner sévèrement les auteurs de violences sexuelles contre les enfants. Mais ils révèlent surtout l’ampleur d’un problème qui ne peut pas être traité uniquement devant les tribunaux.

La multiplication des condamnations doit désormais conduire les autorités à s’interroger sur la prévention, le signalement des violences et l’accompagnement des victimes. Combien d’enfants restent encore silencieux ? Vers qui peuvent-ils se tourner ? Et quels moyens sont réellement consacrés à leur prise en charge psychologique ?

La justice intervient après le crime. Le véritable défi consiste aussi à protéger les enfants avant qu’ils ne deviennent des victimes.

Said Hassan Oumouri

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