Ça n’est pas le titre d’un roman-fiction écrit sur les tropiques. C’est la réalité triste et révoltante d’un hôtel abandonné à son triste sort, comme l’est par ailleurs l’hôpital El-maarouf et d’autres infrastructures du pays.
Selon le discour officiel et les contenus des documents de « stratégies nationales » de croissance et de développement du pays, le tourisme est un des secteurs pourvoyeurs d’emplois ( services et production) et pourrait contribuer, comme aux Seychelles et à Maurice, à l’émergence d’une classe moyenne suceptible de booster la consommation et donc l’économie, tout en rehaussant le niveau et le volume des recettes de l’Etat. Théoriquement c’est ce que nous rabâchent à longueur de journée nos dirigeants, à travers les ateliers et séminaires gouvernementaux ! Bref, c’est un des leviers de notre croissance économique et nous avons tendance à y croire quant on regarde ô combien le pays regorge de structures sur le sujet :
– Ministère de l »Union en charge du tourisme
– Direction Générale du tourisme
– Commissariat insulaire du tourisme
– Direction insulaire du tourisme
– Office national du tourisme
Mais qu’en est il de la réalité ? Le Chef de l’Etat lui même avait déclaré lors d’un de ces fameux séminaires il y a 2 ans, qu’en matière de tourisme « c’est zéro initiative ». Et ce ne sont pas les images ci-après qui contrediront cette affirmation. Il s’agit en effet de photos prises hier dimanche 25/10/2015 à Maloudja. Certes la mer y est toujours bleu turquoise et le sable blanc et fin mais la situation du bâti est tout autre. Jugez -en vous même. Pour rappel cet hôtel est un « patrimoine de l’Etat » et j’estime qu’un État stratège et responsable devrait s’en soucier, tenant compte de ce qui est dit plus haut. Mais apparemment le même État a fait le choix de laisser l’hôtel tomber tout seul ce, après avoir rasé au bulldozer le Galawa. Et on pourra toujours montrer du doigt les riverains !

Texte et images de Zain-el Abidine Abdallah, publié sur son compte Facebook le 26 octobre 2015, soit 4 ans jour pour jour. Comores Infos a décidé de le republier ici en guise de souvenir.


Et dire qu’à quelques mètres des 2 Bungalows privés accueillent des Touristes.
Maintenant, faire la différence entre le site de Maloudja où subsistent des vestiges de refuges et le site de Galawa complètement rasé.
Moi venu de Ouani Anjouan pour m enquérir de la réalité dit ceci:
Que lEtat laisse la Commune gérer son patrimoine et prévoir des partenariats privés et de sous traitance promouvoir le Tourisme de masse.
CESDER les copinages avec les Mafieux investisseurs, blanchisseurs d’argent sale.
Quand est ce que les Dirigeants aurons finis d’apprendre.