Tribune: Mis au point autour du revenant de Moroni testé positif à Mayotte.
Nous savons que la personne en question provient de Mayotte. Il a fait un mois et 10 jours aux Comores, avant de retourner a Mayotte là ou il est testé positif le 13 avril.
La question n’est pas de savoir s’il a été contaminé sur place aux Comores ou avant de se rendre aux Comores. De toute évidence, autant qu’il a fait un long séjour aux Comores, puis testé positif, surement des dizaines de personnes furent contaminés.
Sur ORTC, on a tout compris qu’Amine Soeuf ne refuse pas ce cas positif en provenance des Comores mais « il ne le confirme pas ». A qui? Aux comoriens. Il grogne que la France ne lui a pas transmis officieusement cette information et s’indigne que la population l’ait apprise par la voix de la France.
Il parle de «théâtre dans le théâtre ». Ce qui veut simplement dire que c’est un complot.
A comprendre par là que soit ce complot de la France vise à renverser le régime ou exterminer les comoriens par le coronavirus.
Pourquoi Amine Soeuf a utilise le mot « Inélégance » au lieu d’ingérence ?
Pourquoi encore nous vante-t-il le zero cas ?
Pourquoi il ne convoque pas l’ambassadrice de France et ne rappelle pas celui des Comores à Paris ?
Pourquoi l’ambassadrice de France a choisi de franchir le Rubicon ?
Comment va-t-elle maintenant réagir pour protéger les citoyens français aux Comores ?
Nous pourrons constater que la France avait bien sûr les raison de briser un tabou diplomatique, rendant public une correspondance qui en tant normal devrait être officieuse. Les raisons qui ont poussé l’ambassadrice ? Le droit international dans la mesure où le pays qu’elle est accrédité fait fi des recommandations de l’OMS pour éviter la propagation de la pandémie. On peut conclure que entre Amine Soeuf et l’ambassadrice de France, c’est fini la guerre de l’ombre.
Une chose est sûre, le préfet de Mayotte et l’ambassadrice de France ont eu l’aval du quai d’Orsay avant de divulguer cette information sensible.
Cette lettre rendue public provoquera t-il des remous ? Non, c’est du poudre aux yeux des comoriens. Si bien que tout diplomate est sensé connaitre la gravité d’une telle décision radicale, l’ambassadrice a eu de raison impérative pour le faire. Laquelle ? S’elle était sur qu’Amine Soeuf ne va pas cacher la vérité, elle l’aurait transmise par la voie diplomatique. En outre c’est la mauvaise gestion d’Azali qui foule aux pieds le droit international en matière de lutte contre la pandémie qui a poussé la France à franchir une ligne rouge
Par Cap Patrie


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