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Mayotte : Un père expulsé, une mère décédée, et des enfants laissés seuls.

 

Expulsé « illégalement », Hamidou Mohamed se bat pour rejoindre ses enfants laissés seuls à Mayotte après la mort de leur mère.

Hamidou Mohamed, un citoyen comorien, a été expulsé de Mayotte en 2019, bien qu’il détenait encore un « récépissé valide ». La mère de ses enfants étant décédée l’année précédente, il a dû laisser derrière lui ses deux enfants, dont l’un n’avait que trois ans à l’époque. Aujourd’hui, cinq ans après son expulsion, il continue de se battre pour obtenir un visa qui lui permettrait de rejoindre ses enfants et de prendre soin d’eux.

Le quotidien national Alwatwan a recueilli son témoignage poignant. Hamidou raconte comment, en janvier dernier, il s’est vu refuser un visa de long séjour par l’ambassade de France aux Comores, sous prétexte qu’il n’aurait pas démontré suffisamment de ressources pour subvenir à ses besoins une fois en France. « Ils m’ont dit que je n’avais pas apporté la preuve de ressources suffisantes, alors que je continue de payer la scolarité de mes enfants et que j’ai montré les reçus ! »

Hamidou s’indigne également face à l’absurdité de la situation, expliquant qu’il ne cherche pas à travailler mais simplement à rejoindre ses enfants, notamment sa fille, récemment boursière, qui vit seule à Mayotte. « Ma fille vient d’obtenir une bourse de 23 400 euros pour ses études. Cet argent est sur mon compte bancaire, mais je ne peux pas y accéder, étant bloqué à Ndzuani. »

Les expulsions comme celle d’Hamidou Mohamed ne sont pas des cas isolés. De nombreux Comoriens à Mayotte se retrouvent séparés de leurs enfants, créant des situations dramatiques où ces derniers se retrouvent livrés à eux-mêmes, exposés à des violences et à des traumatismes profonds.

Malgré son désespoir, Hamidou Mohamed refuse de tenter la traversée périlleuse en kwassa-kwassa, privilégiant la voie légale pour retrouver ses enfants. « Ils m’ont donné des motifs de refus non valables. Un père expulsé, une mère décédée, et mes enfants laissés seuls… J’appelle à l’humanité », conclut-il.

Ce témoignage, parmi tant d’autres, soulève des questions cruciales sur le traitement des familles comoriennes à Mayotte, un territoire marqué par des politiques migratoires strictes et des expulsions massives.

Said Hassan Oumouri 

En 2016, une maman a déposé une importante quantité d’or à La Meck Moroni en garantie d’un prêt. Après avoir intégralement remboursé ce prêt, l’or aurait dû lui être restitué, mais il a été volé. L’institution a reconnu sa responsabilité, mais depuis, elle garde un silence troublant. Aucun geste de réparation n’a été fait. Méfiez-vous : cette structure n’est pas digne de confiance.

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