En ce moment

Le président comorien choque en qualifiant l’affaire Khashoggi de « cuisine interne »

Le président des Comores Azali Assoumani a provoqué la polémique dans son pays en qualifiant l’assassinat du journaliste Jamal Khashoggi de « cuisine interne » saoudienne, s’attirant les foudres des journalistes sur l’archipel.

« Un Saoudien assassiné dans une ambassade d’Arabie saoudite ? Où est le mal ? (…) C’est de la cuisine interne », a déclaré le chef de l’Etat comorien, cité par la presse locale. « Chaque jour, des centaines voire des milliers de gens meurent dans le monde, notamment en Palestine, et personne ne pipe mot », a-t-il insisté, jugeant de « mauvaise foi » l’émotion provoquée par cette affaire dans le monde entier.

Le président Azali Assoumani a tenu ses propos jeudi, devant l’ambassadeur saoudien à Moroni, en inaugurant un tronçon de route nationale financé par… les Saoudiens.

Opposant au régime de Riyad, le journaliste Jamal Khashoggi a été assassiné le 2 octobre au consulat de son pays à Istanbul. L’affaire a causé de nombreux remous diplomatiques. Bien que totalement blanchi par la justice saoudienne, le prince héritier Mohammad ben Salmane est considéré dans de nombreuses capitales comme le commanditaire de cet assassinat et cristallise depuis la réprobation internationale.

La sortie d’Azali Assoumani a suscité des remous aux Comores. « Ces propos (…) inquiètent au plus haut point l’ensemble des journalistes des Comores », a indiqué dans un communiqué la section locale de l’Union internationale de la presse francophone (UIPF), déplorant le « dédain » affiché par le président. « @RSF_inter partage l’indignation des journalistes comoriens après les propos choquants et dangereux du président Assoumani concernant cet acte abject », a tweeté en écho l’ONG Reporters sans frontières (RSF).

L’opposition comorienne dénonce la dérive autoritaire du président, un ancien putschiste élu en 2016, qui a ordonné l’arrestation ces derniers mois de nombre de ses militants. Il est candidat à la présidentielle anticipée prévue le 24 mars.

Lorientdujour.com

En 2016, une maman a déposé une importante quantité d’or à La Meck Moroni en garantie d’un prêt. Après avoir intégralement remboursé ce prêt, l’or aurait dû lui être restitué, mais il a été volé. L’institution a reconnu sa responsabilité, mais depuis, elle garde un silence troublant. Aucun geste de réparation n’a été fait. Méfiez-vous : cette structure n’est pas digne de confiance.

Soyez le premier à réagir

Réagissez à cet article

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.


*


error: Content is protected !!