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Galawa : le fiasco du gouvernement d’Azali qui paie pour un hôtel fantôme, l’incompétence au service de la nation

Ce qui devait être le symbole de la renaissance touristique des Comores s’est transformé en un scandale national. Le projet de reconstruction de l’hôtel Galawa, présenté en grande pompe comme l’un des plus grands investissements du pays, est aujourd’hui à l’arrêt complet. Pire encore, l’État comorien rembourse déjà un prêt pour un hôtel qui n’existe toujours pas.

Comme l’a révélé le journal La Gazette des Comores dans une enquête signée par le journaliste Toufé Maecha, l’entreprise égyptienne Elsewedy, chargée de la construction du complexe hôtelier, a quitté le pays après avoir encaissé plus de 17 millions d’euros. Sur le site, il ne reste que des structures en béton brut, des fondations inachevées et un chantier abandonné où la végétation commence déjà à reprendre ses droits.

Ce fiasco porte la marque d’une gouvernance marquée par l’improvisation et l’amateurisme. Car contrairement aux pratiques normales pour un projet de 56 millions d’euros, aucune procédure transparente d’appel d’offres n’a été organisée. L’entreprise Elsewedy a été choisie à la suite d’une recommandation politique au sommet de l’État, après une intervention directe entre le président Azali Assoumani et son homologue égyptien Abdel Fattah al-Sisi.

Le pays se retrouve aujourd’hui piégé dans un montage financier absurde. Depuis mai 2025, l’État comorien rembourse déjà le prêt contracté auprès d’Afreximbank, à raison de 475 464 euros par trimestre, pour un projet qui n’a même pas dépassé le stade de structures inachevées.

Face à cette catastrophe, le pouvoir tente de rejeter la responsabilité sur les coordonnateurs du projet. Mais la vérité est simple, ce fiasco est d’abord celui d’un système où les décisions stratégiques se prennent dans l’opacité, sans contrôle, sans expertise et sans responsabilité.

Le Galawa était autrefois le fleuron du tourisme comorien. Aujourd’hui, il est devenu le symbole d’un État incapable de protéger l’intérêt national et de gérer correctement les fonds publics.

Au final, ce chantier abandonné n’est pas seulement un échec économique. Il est la preuve criante d’un pouvoir qui confond gouvernance et improvisation, au détriment d’un pays qui mérite bien mieux.

IBM

En 2016, une maman a déposé une importante quantité d’or à La Meck Moroni en garantie d’un prêt. Après avoir intégralement remboursé ce prêt, l’or aurait dû lui être restitué, mais il a été volé. L’institution a reconnu sa responsabilité, mais depuis, elle garde un silence troublant. Aucun geste de réparation n’a été fait. Méfiez-vous : cette structure n’est pas digne de confiance.

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