Les trois derniers mois aux Comores ont été marqués par une série de tragédies et un contexte politique controversé. Le pays a enregistré un bilan alarmant de 109 décès dus au choléra, une épidémie exacerbée par les récentes inondations qui ont également laissé des centaines de personnes sans abri. Malgré cette crise sanitaire et sociale, le silence du Chef de l’État, Azali Assoumani, reste assourdissant, car il ne s’est toujours pas adressé à la Nation pour parler des mesures ou du soutien aux victimes.
Le 26 mai, jour de l’investiture d’Azali Assoumani, le contraste entre la gravité de la situation humanitaire et les festivités prévues est particulièrement frappant. Réélu lors d’un scrutin largement critiqué pour son manque de transparence, le Colonel Assoumani s’apprête à célébrer son maintien au pouvoir, entamant ainsi sa seizième année de règne. La cérémonie d’investiture, dont le coût s’élève à 1,2 million d’euros, symbolise un écart considérable entre la classe dirigeante et les souffrances du peuple comorien.
Cet événement survient dans un climat de mécontentement croissant face à ce que beaucoup perçoivent comme un mépris et une indécence de la part du gouvernement, notamment en ces temps de crise où le peuple comorien lutte pour sa survie dans les hôpitaux. Allons de l’avant, semble indiquer l’attitude du gouvernement, ignorant les appels à l’aide et à l’empathie envers les victimes des récentes catastrophes naturelles et sanitaires.
Les célébrations de l’investiture d’Azali Assoumani jettent une lumière crue sur les défis auxquels sont confrontées les démocraties fragiles et les sociétés en crise, où les dirigeants maintiennent une distance croissante avec les réalités de leurs citoyens.
ANTUF Chaharane


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