C’est avec tristesse que nous avons appris le décès de Bourguiba, artiste comorien talentueux, victime d’un arrêt cardiaque. Bourguiba laisse derrière lui un héritage musical riche et varié, marqué par des chansons devenues emblématiques telles que Rohoni, Bayina le bingu ne ardhui et Hadissi ya pvira.
Après des études universitaires à l’Université des Comores, Bourguiba n’a jamais abandonné sa passion pour la musique. Il a su marier sa vie académique avec une carrière artistique florissante, créant des hymnes à l’amour et à la douceur, reflets de son caractère apaisé et bienveillant. Dans sa vie quotidienne, il incarnait la sérénité et l’harmonie, des qualités qui lui ont valu l’admiration et le respect de tous ceux qui l’ont connu.
Bourguiba était une personne douce, et dans notre religion, il est dit : « Allah est doux et Il aime la douceur dans toutes les affaires. » (Rapporté par Muslim, hadith n°2593). Ce hadith reflète parfaitement la personnalité de l’artiste, qui vivait en accord avec ces enseignements, apportant paix et bonté autour de lui.
Mais Bourguiba n’était pas seulement un chanteur de ballades. Il a également mis sa plume et sa voix au service de causes sociales. À travers ses chansons engagées, il a incité la jeunesse comorienne à travailler et à prendre soin de l’environnement. Il a milité pour une meilleure reconnaissance des artistes comoriens, plaidant pour que leur talent et leur contribution soient pleinement valorisés.
Bourguiba s’en va en homme accompli, laissant un vide immense dans le cœur de ses fans, mais surtout un héritage musical qui continuera à résonner pour les générations à venir.
ANTUF Chaharane


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