Les autorités sanitaires comoriennes ont lancé cette semaine une vaste opération contre des structures de soins traditionnels exerçant en dehors du cadre légal. En deux jours, neuf centres ont été fermés, notamment à Mitsamihuli, dans le nord de Ngazidja, lors d’interventions menées avec l’appui de la gendarmerie.
Selon l’Inspection générale de la santé, des personnes se présentant comme médecins auraient administré à des patients des produits à base de plantes dont la composition, le dosage et les éventuels effets indésirables ne sont pas clairement établis. Plusieurs produits ont été saisis pour les besoins de l’enquête, tandis que certains responsables de ces centres ont été placés entre les mains de la gendarmerie.
L’inspecteur général de la santé, Dr Ridhoine Mohamed, affirme que l’opération va se poursuivre. Après les centres traditionnels, les contrôles devraient également concerner les pharmacies et cabinets médicaux.
Le Code de la santé impose pourtant des conditions précises pour exercer la médecine aux Comores, notamment la détention d’un diplôme reconnu et d’une autorisation officielle.
Les autorités sanitaires évoquent également des signalements concernant des patients souffrant de problèmes rénaux après avoir consommé certains traitements traditionnels, sans qu’un lien médical définitif ne soit établi.
IBM


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