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Quatre ténors du Rdc invitent l’opposition à prendre part au dialogue

Dans une conférence de presse tenue samedi dernier en fin de matinée au New Select, quatre membres éminents du Rdc ont manifesté leur volonté de prendre part au dialogue national prôné par le chef de l’Etat, Azali Assoumani. Il s’agit de l’ancien député Oumouri M’madi Hassani et de trois anciens membres de l’exécutif de l’ex gouverneur de Ngazidja, Mouigni Baraka Saïd Soilihi qui sont Mohamed Soulé Issilam (ex commissaire à la production), Raoul Delapeyre (ex commissaire à la fonction publique) et Soalihy Hamadi (ex commissaire aux Finances). Ce dernier «pour clarifier les choses», a insisté sur le fait que «nous n’avons aucun problème avec Mouigni Baraka Saïd Soilihi, on a juste des positions divergentes sur ce sujet précis». Les quatre conférenciers, qui se décrivent comme issus de l’opposition, invitent donc leurs collègues à «faire la politique autrement pour l’intérêt supérieur de la Nation».

S’ils disent ne pas avoir quitté le Rdc et reconnaitre Mouigni Baraka Saïd Soilihi comme leur leader, les intéressés assument pleinement leur divergence d’opinion avec l’ancien locataire de Mdrodju qui, pour rappel est l’un de ceux qui appellent au boycott du dialogue national. Dénonçant l’instabilité politique et institutionnelle qui «caractérisent le pays depuis notre accession à l’indépendance puisqu’à l’exception des présidents Saïd Mohamed Djohar et Ikililou Dhoinine, tous les régimes ont changé la constitution», a fait savoir Raoul Delapeyre avant d’affirmer par exemple que «Ahmed Abdallah Sambi a dépouillé les îles de leurs autonomies avant que Azali Assoumani ne viennent les anéantir». Ainsi, «depuis 2019 c’est le chaos». Tout cela est dû, selon les conférenciers, au fait que «personne ne veut respecter les textes en vigueur dans le pays.Tous nos maux émanent de cela».


Pour eux, la solution passe notamment par ce dialogue national prôné par le chef de l’Etat. «Le président n’a pas fermé la porte et s’est montré disposé à recevoir les propositions de l’opposition, pourquoi nous en priver alors», se demande l’ancien commissaire à la fonction publique pour qui, l’intérêt supérieur de la Nation doit toujours prendre le dessus sur nos divergences d’opinion, car»on ne peut changer les choses, en prônant la politique de la chaise vide. Il nous faut être sur la table des négociations».


Pour sa part, Mohamed Soulé Issilam a fait savoir qu’il faut améliorer l’ordre du jour et à ce niveau «nous avons des propositions à soumettre». Avant ces propositions, l’ancien commissaire à la production reconnait que le gouvernement a fait des efforts lors de la crise liée à la pandémie, seulement, «ici, c’est au niveau du suivi que ça coince. Renseignez-vous pour voir si tout a été fait comme il fallait et comme annoncé».


Son collègue, Oumouri M’madi Hassani demande des comptes au gouvernement notamment au niveau des cinq milliards de fonds de garantie mobilisés lors de cette même crise pour soutenir les commerçants. Si le débat est nécessaire aux yeux de l’ancien député du Hamanvu, «le débat est réducteur et moins intrusif. Pour autant, l’opposition doit répondre favorablement à l’appel du président de la République. Il ne faut pas qu’on reste figé sur nos positions. Le président de son côté a le devoir de tout faire pour que le débat soit une réussite puisque c’est lui qui l’a demandé».Quant au parquet «il faut qu’il programme les procès de tous ceux qui sont en détention. Il est temps, car ça crée des tensions», affirme Oumouri M’madi Hassani.

Abdallah Mzembaba/ Alwatwan

La Rédaction

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