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La police ferme plusieurs débits de boissons alcoolisées

Samedi 20 novembre, la police nationale a procédé à la fermeture de plusieurs débits de boissons à Moroni pour, selon les motifs officiellement avoués, lutter contre la délinquance et la criminalité. Tous ces établissements sont pourtant en règle selon nos informations.

Une opération coup de poing de la police nationale et qui n’a pas été sans perturber la vie nocturne dans la capitale. Samedi 20 novembre vers les coups de 19h, la police nationale a fait irruption dans certains établissements vendant des boissons alcoolisées dans la capitale. Les policiers ont enjoint les gérants de baisser les rideaux et surtout de les suivre. Ils ont été conduits au commissariat central de Moroni où chaque gérant a dû présenter sa pièce d’identité avant d’être relâché avec une obligation d’y retourner le lundi, soit aujourd’hui. « On ne nous a fourni aucune explication », n’en revient pas ce gérant d’un des établissements incriminés.

En attendant qu’ils soient fixés sur leur sort, ils n’ont visiblement pas le doit de rouvrir. Contacté par nos soins, le patron du commissariat central, Ashkal Mohamed, a montré que cette opération entre dans le cadre de la lutte contre la délinquance juvénile et la criminalité. « Nous sommes en train de faire une étude pour voir si les débits de boissons sont en conformité avec la loi car nous devons lutter contre la délinquance juvénile et la criminalité ». Des meures purement et simplement péremptoires. En mettant la charrue avant les bœufs, c’est-à-dire en fermant ces débits de boissons avant de les avoir contrôlés, la police nationale ne fait que nourrir ce sentiment d’arbitraire parfois ressenti par les entrepreneurs. Même si l’objectif de l’opération reste louable.

Andjouza Abouheir / LGDC

La Rédaction

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