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Dialogue national inter-comorien: Ukombozi appelle à une élection présidentielle anticipée

Puisqu’opposition et pouvoir se regardent en chiens de faïence, la premiere ayant rejeté la main tendue du gouvernement, lequel appelle à un dialogue national, la seule alternative propose le mouvement Ukombozi, est de s’en remettre à la souveraineté du peuple.

Non au dialogue de sourds, pour un nouveau départ». Tel est même le titre de la dernière déclaration publiée ce 14 septembre par le mouvement Ukumbozi, consacrée au dialogue national, auquel l’opposition a déjà refusé de participer.Depuis la publication de la lettre annonçant officiellement l’ouverture du dialogue, dont le but est de décrisper le climat politique tendu qui prévaut actuellement dans le pays, les partis politiques ainsi que les structures de la société civiles ne cessent de livrer leurs positions.

Hier, mardi, c’était au tour du président de la plateforme Ukombozi, d’aborder la question pour la première fois devant les médias. Idriss Mohamed Chanfi croit savoir qu’il y aurait anguille sous roche, faisant allusion au dialogue. Il souligne que le pays serait dans une situation d’impasse.

Se remettre au peuple

Il met au pilori les postures du pouvoir et de l’opposition. «Quant à l’opposition qui conteste sa légitimité, refusant qu’il prenne part au dialogue avec le titre de président de la République, ne cherche de son côté qu’à s’appuyer sur la communauté internationale pour le remplacer. Il est claire qu’il n’y a pas de terrain d’entente possible», déplore Idriss Mohamed.

Pour autant, cette crise n’est pas sans solution, martèle le leader du mouvement patriotique Ukombozi qui ne voit qu’une seule issue : la tenue d’éléction présidentielle anticipée. «A regarder de près la situation du pays, rien ne va depuis 2018. Tout a commencé par les Assises dont l’objectif a été détourné. Puis s’en est suivie la liquidation de la Cour constitutionnelle sans oublier le référendum», indique Idriss Mohamed Chanfi, estimant qu’il se poserait, selon lui, «un problème de légitimité».
Pour lui, «la solution est de revenir à la souveraineté du peuple».La création du mouvement patriotique Ukombozi remonte au mois de février dernier.

Cette proposition a été motivée aussi par l’absence de volonté de la part des acteurs politiques, opposition comme pouvoir de vouloir s’attaquer aux problèmes qui touchent la population comorienne. «Or il faut créer des vraies perspectives à notre pays et une véritable alternative à cette classe politique éloignée des préoccupations réelles du peuple», ajoute la déclaration.

A la question de savoir s’il avait confiance aux institutions en place, Idriss Mohamed a déclaré «en 2006, grâce à l’Union Africaine, qui avait envoyé une force venant de l’Afrique du sud, les élections ont pu se dérouler dans un climat de transparence. L’Ua peut à nouveau contribuer. Si volonté il y a, chacun doit faire des concessions. Car on ne peut pas non plus organiser des élections avec une cour suprême devenue à la fois juge et partie et dont les membres sont nommés par une seule personne», a-t-il tranché.

Abdou Moustoifa/ Alwatwan

La Rédaction

1 commentaire sur Dialogue national inter-comorien: Ukombozi appelle à une élection présidentielle anticipée

  1. Evoquer des élections anticipées c’est, tacitement, valider les scrutins qui n’ont pas eu lieu le 24 Mars 2019. Votre proposition est ou une volonté manifeste de tromper les gens ou de la naïveté totale.

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